Communiqué de presse

 
LE CONSEIL D’ETAT VIENT DE TRANSMETTRE, VIA UNE ORDONNANCE PASSERELLE, A SON ORGANE COLLEGIAL LA RESPONSABILITÉ D’EXAMINER EN URGENCE LA LEGALITÉ DE LA DECISION DE L’ANSM D’INTERDIRE LE BACLOFÈNE A HAUTES DOSES
 
Il s’agit là d’une décision d’étape qui ne tranche nullement le litige, lequel est renvoyé devant une formation de jugement collégiale qui se réunira au plus vite, vu l’urgence de la situation pour les personnes qui sont déjà en train de rechuter, faute de traitement.
 
Le Conseil d’État a donc jugé la situation suffisamment préoccupante pour que soit renvoyé très rapidement au fond la question de la légalité des décisions de l’ANSM.
 
C’est la reconnaissance de l’existence de la maladie alcoolique et du droit de nos compatriotes à se soigner qui est, en effet, en jeu, de même que le rétablissement d’une réalité scientifique objective s’appuyant les études fiables : le baclofène, correctement utilisé, sauve des vies.
 
Les données acquises de la science (études Baclad, Bacloville, Baclophone) et de l’observation (plus de 35 000 témoignages d’efficacité via la pétition) sont claires :
 
1 – Correctement prescrit par un médecin spécifiquement formé (addictologue ou psychiatre) et correctement pris par le patient (3 prises par jour, à heures régulières, sans aucune interruption) le baclofène est très efficace chez la plupart des personnes souffrant de la maladie alcoolique. La seule négation de ce fait par l’ANSM traduit une TOTALE MECONNAISSANCE de l’efficacité et du mode d’utilisation du baclofène.
 
2 – Les effets secondaires, qui ne sont pas systématiques, sont tous PASSAGERS et sans danger lorsque les patients sont correctement suivis (consultations très rapprochées en début de traitement, puis plus espacées ensuite lorsque la dose efficace dite « de croisière » a été trouvée).
 
3 – Aucun cas de décès ou d’accident de santé grave imputable au baclofène, même aux doses hautes prescrites pour traiter la maladie alcoolique, n’a JAMAIS été recensé.
 
4 – Comme le confirment TOUS les spécialistes du baclofène, une fois la dose minimale efficace trouvée en traitement de croisière, dose qui peut considérablement varier d’une personne à l’autre (40 mg par jour chez certains, 400 mg par jour chez d’autres), le traitement doit être maintenu et ne pas être abaissé, faute de quoi la maladie alcoolique réapparaîtra.
 
5 – C’est la maladie alcoolique qui tue et ronge la santé physique et mentale, au point d’augmenter considérablement chez toute personne alcoolique le risque d’hospitalisation et de décès, pas le baclofène. L’Agence du médicament a, sciemment ou non (ce sera à la justice de déterminer les responsabilités pénales éventuelles), totalement déformé les conclusions de l’étude CNAMTS-ANSM-INSERM. Cette étude, qui est une étude comptable basée sur les statistiques de l’assurance maladie (et pas une étude clinique) n’a fait que rappeler ces éléments du contexte alcoolique, a appelé à la prudence quant à l’interprétation de l’étude, et n’a, A AUCUN MOMENT, établi de lien de causalité directe entre le baclofène et les éléments de santé recensés (comme tout observateur pourra le vérifier par lui même).
 
Dans ce contexte, nous appelons tous les usagers du baclofène en difficulté (plus d’ordonnance, plus de médicaments, ou rechute en cours) à se rendre sur ce lien et nous transmettre au plus vite leur témoignage écrit du danger de rechute dans lequel ils se trouvent :
 
 
De même, nous appelons les observateurs à une extrême vigilance quant aux actions de l’ANSM à venir : nous craignons d’autres tentatives de passage en force, notamment par la création de « comités temporaires » et « ad hoc » dont un savant usage et une composition orientée risquent de leur permettre de s’affranchir, de nouveau, des données objectives acquises par la science.
Nous tenons à remercier les dizaines de milliers de personnes qui se sont investies dans ce combat, les personnes dont les témoignages de souffrance ont été décisifs (que nous garderons anonymes), les associations AUBES (Marion GAUD, Alexandra MIRAMON, Bernard JOUSSAUME) et RESAB (Patrick et Sibel de LA SELLE), les professionnels de santé (tous, tous, tous, mais particulièrement Renaud de BEAUREPAIRE, Bernard GRANGER, Catherine HILL, Philippe JAURY, Didier SICARD), et la SCP SPINOSI-SUREAU (tout particulièrement François SUREAU et Yehudi PELOSI) qui nous aide gracieusement pour la noblesse de la cause.
 
Nous continuons.
 
 
Thomas MAËS-MARTIN
 
Epoux et représentant de la requérante
Auteur de la Pétition CHANGE.ORG « Le baclofène sauve des vies, sauvons le baclofène »
Fondateur du Collectif BACLOHELP
(Collectif de patients, de proches de patients, de professionnels de la science et de la santé, d’associations d’usagers et de médecins)
 
 

ASSOCIATION AUBES                                                                                                                                  
com.aubes@hotmail.fr                                    
baclofene.fr
medecin-baclofene.fr

RESAB (RESEAU ADDICTION BACOFENE) 

 

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