Cannabis

Le cannabis est le nom scientifique donné au chanvre indien.
Le cannabis est un stupéfiant ayant un effet antalgique (qui diminue la douleur) ou anxiolytique (qui réduit l’anxiété).

Considéré comme une drogue douce, le cannabis possède une action psychotrope (sur le psychisme) due à la présence de tétrahydrocannabinols.
Son usage prolongé est susceptible d’entraîner un déséquilibre psychologique pouvant aller jusqu’à une psychose (perturbation profonde de la perception de la réalité).

Sa concentration est très variable selon la provenance du produit.

Le cannabis est une plante. Il se présente sous trois formes : l’herbe, le haschich et l’huile.


L’herbe (marijuana) : feuilles, tiges fleuries, se consommant séchées.

Elle se fume pure ou mélangée à un peu de tabac, roulées comme une cigarette en forme de cône (le joint, le stick, le pétard…)

Le haschich (shit) : résine obtenue à partir du sommet fleuri de la plante.
Il se présente sous forme de plaques compressées, appelées barettes, et tout comme l’herbe.
Le haschich se chauffe avec une flamme puis s’effrite avant d’être mélangé à du tabac puis roulé dans une feuille ; on obtient alors un joint.
Le haschish est très souvent coupé avec d’autres substances plus ou moins toxiques : henné, parafine, cirage, pneu …

– L’huile : préparation plus concentrée qui se consomme au moyen d’une pipe à eau, d’un narguilé, ou imbibée sur une cigarette.

Mode d’action :

 

Les cannabinoïdes, qui sont les composants essentiels du cannabis à l’origine des effets psychoactifs (sur le cerveau), sont en relation avec la dopamine.
Cette sensation s’accompagne d’une détérioration de la vigilance et de la mémoire, d’une altération de l’audition, de la vision et du toucher et d’une dépersonnalisation.
Les sensations produites par le cannabis durent entre 2 et 4 heures après inhalation d’une cigarette.
Ce composé interfère avec d’autres drogues en accroissant les effets psycho-dépresseurs des médicaments sédatifs, des opiacés et des alcools, et en diminuant les effets des médicaments stimulant le cerveau.

La toxicité de ce produit porte sur la mémoire, entraînant des altérations prolongées et graves sur l’appréciation du temps, la communication orale, la vigilance : 24 heures après avoir fumé une cigarette de cannabis, des chauffeurs de train ont été à l’origine de collision.
Il a également été décrit des accidents de la route provoqués par des individus chez qui le dosage de cannabinoïdes a été effectué.
On a décrit des pertes de conscience graves et des comas chez les enfants de 1 à 4 ans ayant absorbé du cannabis.

Selon le rapport français des drogues, un adolescent sur deux serait concerné par le cannabis entre 15 et 18 ans. Ce sont essentiellement des garçons qui font usage régulier de la marijuana, ce qui entraîne une dépendance chez 1 individu sur 3.
Les filles sont également concernées puisqu’elles représentent 6 % des adolescents consommant du cannabis.
Il est possible d’effectuer un dépistage urinaire des cannabinoïdes.
Les cannabinoïdes peuvent être décelés dans l’urine jusqu’à 7 jours après avoir fumé une seule cigarette, et jusqu’à plusieurs semaines après une consommation chronique.

La grande nouveauté concernant les facteurs de risque individuels est le déficit en récepteur en dopamine, ce qui semble rendre les patients plus vulnérables à l’addiction cannabinoïde (cannabis) entre autres.

Les facteurs familiaux, et en particulier la consommation de substances toxiques par le père, font également partie des facteurs de risque.

Le profil anxieux et dépressif de la mère et les événements pénalisants de la vie ainsi que les carences éducatives et les violences au sein de la famille font partie des facteurs de risque.

Il existerait un certain profil psycho-affectif de l’adolescent se caractérisant par une anxiété voire une dépression, une schizophrénie ou une hyperactivité, susceptibles de favoriser l’absorption de cannabis.

Les conséquences de la consommation de cannabis sont avant tout l’apparition de psychoses cannabiques qui se traduisent par des bouffées de délire aigu.
Quant un sujet souffrant de schizophrénie consomme du cannabis, les symptômes sont aggravés, essentiellement quand cette consommation a lieu avant 15 ans.

Avant la survenue de bouffées délirantes, il faut également signaler, chez l’adolescent, des troubles de la scolarisation, une certaine irritabilité, des troubles du comportement, une dépression et parfois une confusion avec attaque de panique.

 

Risques physiques
– Palpitations et tachycardie.
– Risque augmenté de cancer du poumon et d’atteinte des voies aéro-digestives supérieures.
Le joint de cannabis fait inhaler 6 à 7 fois plus de goudrons et de CO que la cigarette.
Et il contient 2 fois plus de benzène et 3 fois plus de toluène, des agents toxiques.
Fumer trois joints tous les jours ferait courir les mêmes risques de cancers ou de maladies cardiovasculaires que fumer un paquet de cigarettes par jour.
– Diminution de la sécrétion salivaire.
– Mauvais contrôle des mouvements et/ou trouble de l’équilibre (ivresse cannabique) rendant la conduite automobile ou de machine-outils dangereuse.
– Augmentation du temps de réaction. Ce qui peut s’avérer dangereux dans la conduite automobile.
– Risques sur la reproduction
– Risques de grossesses extra-utérines.
– Fausses couches
– Naissance prématurée plus fréquente
– Diminution significative des spermatozoïdes si l’usage est chronique et excessif. Pour autant, le cannabis ne rend ni impuissant, ni stérile.

Risques psychiques
– Difficultés de concentration et altération de la mémoire immédiate.
Dans le cadre d’une consommation régulière et sur le long terme, altération des facultés d’apprentissage et de mémorisation et perte de motivation dans les activités quotidiennes.
– Risque d’intoxication aigüe (sentiment d’angoisse, parfois associé à des sueurs froides ou des vomissements) en cas de consommation à forte dose ou lors d’une importante fragilité psychique.
– Baisse de la vigilance.
– Risque de révéler ou d’aggraver un épisode psychotique chez les personnes prédisposées à la schizophrénie, notamment celles qui ont des antécédents familiaux de la maladie.

Cannabis et Dépendance
A la longue, le fumeur régulier aura tendance à augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets. L’overdose mortelle n’existe pas avec le cannabis.
L’usage répété et l’abus de cannabis entraînent une dépendance psychique moyenne à forte selon les individus.
La dépendance au cannabis semble plutôt psychologique, bien que des symptômes légers de sevrage comme des crampes et des insomnies ont été observés.
Le risque de dépendance psychologique au cannabis est moindre que pour d’autres drogues mais il existe et concernerait 10 à 15 % des consommateurs réguliers.