Ecstasy (ou MDMA)

L’ecstasy est utilisée surtout lors de fêtes par les jeunes, et elle donne les mêmes sensations que les amphétamines, plus une grande impression d’empathie qui facilite les relations et la communication (“tout le monde m’aime” d’où son nom de “pilule d’amour”).

C’est une des amphétamines les plus dangereuses qui peut entraîner la mort à partir de 150 mg, (4 décès par an environ), et conduit à l’anxiété, la dépendance, la dépression et à des troubles de la personnalité.

C’est une drogue à part entière.

Mode d’action sur le cerveau :

L’effet à la fois stimulant et hallucinogène de l’ecstasy provient de sa structure moléculaire proche des amphétamines et du LSD.
Comme les amphétamines ou la cocaïne, l’ecstasy bloque les protéines de recapture de certains neurotransmetteurs, augmentant ainsi leur présence dans la fente synaptique et leur effet sur les récepteurs des neurones post-synaptiques.

L’ecstasy augmente donc les effets de la dopamine ce qui donne l’impression de bien être, mais également ceux de la noradrénaline comme d’autres drogues psychostimulants.
Elle se distingue de ces drogues par sa forte affinité avec les transporteurs de la sérotonine, un autre neurotransmetteur chimique, entraînant une libération accrue de sérotonine par les neurones sérotoninergiques.
L’individu peut alors ressentir un regain d’énergie, une euphorie et la suppression de certains blocages ou interdits dans les relations avec les autres.
Quelques heures après, on assiste à une diminution de la sérotonine qui est amplifiée par la baisse d’activité d’un enzyme responsable de la synthèse de sérotonine, réduction qui peut être beaucoup plus prolongée que celle de l’augmentation initiale de sérotonine.

Comme très souvent dans les effets des drogues, on constate que l’augmentation artificielle d’un neurotransmetteur exerce une rétroaction négative sur l’enzyme chargée de le fabriquer :quand cesse l’apport extérieur de la drogue, l’excès se transforme en manque.

La toxicité de l’ecstasy est en partie due à une destruction sélective des terminaisons sérotoninergiques.