Nicotine

Substance chimique naturelle extraite des feuilles du tabac.
La nicotine est un poison violent dont les effets indésirables sont nombreux.
Plus précisément la nicotine est un alcaloïde ayant une consistance huileuse de coloration jaune et jaunissant au contact de l’air. Son goût est âcre et son odeur nauséabonde.

La nicotine est présente dans les cigarettes et les cigares essentiellement.
On la retrouve également dans certains insecticides et dans les procédés utilisés pour le sevrage tabagique (timbre transdermique), chewing-gum et inhalateurs plus récemment.

Quand la nicotine est inhalée, mâchée, respirée ou passe à travers la peau, c’est-à-dire quand elle provient des timbres transdermiques, la nicotine passe rapidement dans le sang et va agir au niveau des communications entre les neurones c’est à dire les synapses.

Les effets sur l’organisme :

À dose faible, la nicotine a un effet stimulant.
Elle provoque une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, provoque une libération d’adrénaline (hormone stimulante) et réduit l’appétit.
À haute dose, elle provoque des nausées et vomissements puis la mort par paralysie respiratoire (surdose).

Les maladies secondaires à l’absorption de nicotine de manière chronique (sur une longue période) et au tabagisme de façon générale sont :

  • Les perturbations de la concentration en sucre du sang
  • Les perturbations sur le métabolisme (fonctionnement) du cortisol (dérivés de corticoïde naturel) et sur certaines hormones neurologiques comme la bêta-endorphine, la vasopressine, les acides gras (éléments de base constituant les graisses).
  • La mortalité qui est 70 fois supérieure à celle des non-fumeurs et plus particulièrement chez les jeunes répétons-le. On constate également et ceci de plus en plus, une augmentation de la mortalité chez le sexe féminin. Le tabac est la cause d’environ 10 % de décès prématurés dans une année (soit un décès sur cinq) le plus souvent du à une atteinte de l’appareil pulmonaire des coronaires.
    Les cancers du poumon, du larynx, de la langue (fumeurs de pipe, chiqueur), de l’œsophage, du rhinopharynx et des lèvres entre autres. La précocité de la consommation, la durée en année du tabagisme sont directement déterminants dans l’apparition de cette maladie. De façon générale le cancer du fumeur obéit à la règle suivante : l’apparition de cette pathologie suit l’évolution de la consommation de tabac avec néanmoins un décalage d’une vingtaine d’années. Une notion couramment répandue dans le public qui est que le petit fumeur ne court aucun risque est erronée. En effet, il n’existe pas de seuil au-dessous duquel le risque d’être atteint par un cancer du poumon est nul. Il existe d’autre part une association entre les cancers du col de l’utérus, les cancers de la vessie et la consommation de tabac.
  • La survenue de maladies cardio-vasculaires
  • Maladies respiratoires générales (bronchite chronique, emphysème, insuffisance respiratoire chronique) et les conséquences qu’elles peuvent avoir sur le reste de l’organisme (hernie)
  • L’augmentation des jours d’arrêt de travail par rapport aux non-fumeurs.
  • Les troubles de la coagulation sanguine et de l’hématocrite qui est le rapport entre les globules rouges, les globules blancs, les plaquettes et le plasma qui est la partie liquide du sang
  • D’autres troubles hématologiques (touchant le sang) comme la diminution de la quantité de vitamine C à l’intérieur des globules blancs, la diminution de l’albumine dans le sang (hypoalbuminémie), l’augmentation du nombre des macrophages alvéolaires (variété de globules blancs luttant contre les infections) s’accompagnant d’un mauvais fonctionnement de ceux-ci
  • La diminution des performances immunitaires
  • La diminution des performances physiques
  • La survenue chez la femme de la ménopause précoce
  • La consommation plus élevée d’excitants (café, thé, alcool, drogue)
  • Une atteinte hépatique
  • Des conséquences sur l’appareil cardiovasculaire et essentiellement une atteinte des coronaires qui est à l’origine d’une coronaropathie (maladie des coronaires se caractérisant par une fermeture du calibre de celles-ci) dont l’apparition est précoce et les conséquences sont graves (1 à 2 % des décès). À cela s’ajoute une hypotension (à type de chiffre inférieur à la moyenne) et une l’hypercholestérolémie (élévation du taux de cholestérol dans le sang).Action au niveau du cerveauCette substance est susceptible de faciliter la transmission des influx nerveux au niveau des synapses, c’est-à-dire du relais entre deux neurones du système nerveux.
    Mais si la nicotine à une action stimulante (à dose faible) elle a également une action paralysante (à dose élevée).

    La nicotine est un agoniste de certains récepteurs à l’acétylcholine, les récepteurs nicotiniques.
    Les récepteurs nicotiniques sont des récepteurs ionotropes leur activation par la nicotine entraîne un une entrée d’ions sodium et une sortie d’ions potassium et donc une dépolarisation du neurone post-synaptique.
    Ce potentiel postsynapatique excitateur a des conséquences différentes selon le type de neurone.
    Les récepteurs nicotiniques sont abondants dans le système nerveux autonome, au niveau des jonctions neuromusculaires, et dans les systèmes cérébraux noradrénergiques et dopaminergiques (circuit de la récompense notamment).


    Certaines expériences et plus particulièrement celles de Appelgren, Hansonn et Schmiterlow en 1962 permettent de démontrer que la nicotine à une action non pas limitée sur le cerveau, mais plus générale.

    D’autre part le seuil de vigilance chez l’homme et chez l’animal est perturbé et on a constaté le rôle de la nicotine sur l’acquisition.
    La nicotine remplie certains critères à l’origine d’un irrésistible besoin de fumer.
    Autrement dit, elle présente des effets agréables et apaisants sur l’humeur. C’est la raison pour laquelle les personnes qui fument ont un besoin ardent de fumer qui devient une préoccupation aussi importante que celle de manger ou de boire.
    La nicotine est donc à l’origine d’un phénomène d’accoutumance et la dépendance physique qui se manifeste au moment du syndrome de sevrage en est la preuve.

    Effets liés au sevrage

    De nombreux patients qui sont particulièrement dépendant au tabac rechutent après la première tentative d’arrêt.
    La nicotine est à l’origine d’une accoutumance et d’une dépendance.
    Ceci signifie que s’arrêter de fumer entraîne le plus souvent des symptômes liés au sevrage :

– Un désir ardent de fumer
– Une somnolence
– Une irritabilité
– Des céphalées (maux de tête)
– Des difficultés de concentration
– Une agitation quelquefois
– Des troubles gastriques