Le dosage

Ce qui va suivre n’est en aucun cas un modèle de prescription.
Seul votre médecin prescripteur est apte à vous indiquer les dosages, les paliers et les répartitions.
Ces informations sont données à titre purement indicatif, et correspondent à ce qui est généralement pratiqué par les médecins.

Il n’y a pas de protocole clairement établi, étant donné que la prescription à grande échelle et à haute dose de baclofène est relativement récente.

Il y a pas de règles absolues, cependant, depuis 2009, le petit recul qui commence à se faire jour, permet de dessiner les contours de ce qui fonctionne le mieux.

Le dosage pour parvenir à l’indifférence
Pour certains de faibles doses suffiront, pour d’autres il faudra des doses plus importantes voire beaucoup plus importantes.

Certains atteindront l’indifférence à 40, 80, 100 mg (c’est loin d’être la majorité), D’autres à 120, 110, 140 mg.
D’autres encore devront monter beaucoup plus haut (c’est mon cas : 240 mg à ce jour) : 200,250, 290, 300 mg, et même plus.
Pour info, Olivier Ameisen a été guéri à 270 mg.

Sachez que la moyenne que Renaud de Beaurepaire a établi en 2010, sur son échantillon de 100 patients se situait autour de 145 mg.
Mon médecin prescripteur à qui j’ai posé la question, m’a dit que pour elle la moyenne se situait entre 210 mg et 240 mg, un autre médecin m’a dit qu’il en guérissait à 40 mg, et d’autres à  plus de 400.

Y a t-il un lien entre le degré de dépendance et le dosage nécessaire pour guérir ?
Personnellement, et cela n’engage que moi, je le crois : l’efficacité de ce traitement est je pense lié, non pas tellement au degré de consommation, mais surtout à l’âge auquel on a commencé à se servir de l’alcool pour apaiser son anxiété, même sans être encore alcoolo dépendant.

Je suis persuadée que lorsque l’alcoolo dépendance s’installe à l’âge adulte, souvent suite à un gros choc émotionnel bien identifié, c’est très différent de l’alcoolo dépendant qui s’est construit insidieusement avec l’alcool, à l’adolescence notamment.
Plus on a commencé jeune, plus c’est difficile, car notre personnalité et notre identité se sont construites avec le produit.
Et une fois le craving disparu grâce au baclofène, les habitudes ont encore plus de mal à disparaître dans cette configuration.

Au début, nous sommes enthousiastes et impatients ! Nous avons envie d’aller vite.
Mais il faut prendre son temps pour laisser le temps à la molécule de bien s’installer, pour aussi faire un travail sur soi (apprendre à fonctionner différemment sans recours à l’alcool pour calmer ses angoisses).
Et quel est l’intérêt d’aller trop vite pour traiter une pathologie chronique évoluant souvent depuis des années ?
D’autant que monter trop vite favorise l’apparition des effets indésirables qui peuvent s’avérer très handicapants.

Les débuts du traitement
Je vous conseille vivement :

  • de vous procurer un pilulier qui vous permettra de préparer vos prises, car cela risque rapidement de devenir ingérable.
  • de programmer votre téléphone portable pour les heures de prises afin de ne pas les oublier.

Les augmentations se font généralement de 10 en 10 voire de 20 mg à la fois au maximum.
Ce que je vais indiquer ci dessous est un protocole soft, généralement pratiqué par les prescripteurs en France, qui préfèrent y aller doucement, notamment pour éviter au maximum l’apparition d’effets indésirables, et puis parce que nous ne sommes pas pressés.

Le principe de base est d’augmenter les doses régulièrement de 10 mg, jusqu’à disparition du craving.
A petite dose c’est assez simple.
Au fur et à mesure des augmentations ça se complique un peu plus, nous le verrons plus tard.
En tout début de traitement, on prend généralement :

15 mg, les 3 premiers jours en trois prises.
1/2 cp à 9 heures
1/2 cp à 13 heures
1/2 cp à 17 heures
Puis augmentation de 15 mg pendant trois jours
Soit 30 mg

1 cp à 9 heures
1 cp à 13 heures
1 cp à 17 heures

Puis on passe à une augmentation de 10 mg tous les 5 à 7 jours, jusqu’à disparition du craving et donc atteinte de l’indifférence.

On peut également augmenter tous les 3 jours en l’absence TOTALE d’effets indésirables.
A défaut, le risque est de les cumuler, de rendre le traitement insupportable, d’être obligé de baisser le dosage drastiquement, voire de tout recommencer.
Bref : de perdre du temps alors qu’on cherchait à en gagner en allant plus vite que la musique …

En tout début de traitement, la première chose frappante pour la plupart d’entre nous, est une incroyable sensation de détente (normal c’est un myorelaxant).
Malheureusement cela ne dure généralement pas bien longtemps !

Et relativement fréquemment la consommation chute assez rapidement, souvent de plus de 50 %, sans aucun effort, d’autant que la prise d’alcool sous baclofène donne souvent l’impression d’en démultiplier l’effet.

A ce stade les principaux effets secondaires sont souvent la somnolence, l’impression d’être dans le coton (ce qui n’est pas désagréable !) mais aussi parfois d’être sur le point de tomber dans les pommes et parfois des vertiges.
Nous reviendrons sur la façon de les limiter.

Commentaire

Le dosage — 4 commentaires

  1. je n’arrive pas a me connecter au forum pour é changer avec change…

  2. Bonjour. je suis à 110 mg répartis dans la journée, le matin, le midi, le soir. Mon craving est le soir, pas la journée. J’envisage de basculer les doses de la journée le soir mais je ne sais pas si je peux le faire sans trop de conséquence. Diminuer les doses du matin, dans quelle proportion, pareil le midi, du coup, quelle quantité le soir? Ce changement est-il souhaitable? Pourquoi je veux changer? Mes états de fatigue liés, je crois, au baclofène. Merci

  3. Bonjour,
    Ce site est purement informatif.
    Pour une aide personnalisée, merci de t’inscrire sur , prolongement de ce site.
    C’est avec un immense plaisir que je te viendrais en aide pour te sortir de ta dépendance.

    A très vite !
    Changethescript