Mécanismes d’action des drogues sur le cerveau

Cocaïne, ecstasy, tabac, alcool, héroïne, médicaments psychoactifs…
Tous les produits qui peuvent déclencher une dépendance chez l’homme ont en commun une propriété : ils augmentent la quantité de dopamine disponible dans une zone du cerveau, le noyau accumbens qui jour un grand rôle dans le circuit de récompense.

Une substance psychoactive dont la structure moléculaire ressemble à celle d’une substance produite naturellement par l’organisme peut se fixer à la place de celle-ci sur les récepteurs spécifiques.

Par quels mécanismes les drogues agissent-elles ?

Les drogues agissent sur les neurotransmetteurs, en perturbant leur fonctionnement.
Selon les substances on distingue trois modes d’action sur les neuromédiateurs :

– Certaines imitent les neuromédiateurs naturels et donc se substituent à eux dans les récepteurs. Par exemple, la morphine se fixe sur les récepteurs à endorphines, la nicotine sur les récepteurs nicotiniques à l’acétylcholine.
Au fil du temps, si l’usage de drogue est régulier, la production naturelle de neurotransmetteurs est diminuée en réaction à ces phénomènes, et la sensation de manque physique apparaît.

– D’autres augmentent la sécrétion d’un neuromédiateur naturel.
La cocaïne par exemple augmente la sécrétion de dopamine dans la synapse.
L’ecstasy augmente quant à elle la production de dopamine et surtout de sérotonine.
Cela a pour conséquence de désensibiliser certains récepteurs à ces produits.
Pour obtenir le même effet, il est alors nécessaire d’augmenter les doses.

– D’autres enfin bloquent les récepteurs de certains neurotransmetteurs, c’est le cas de l’alcool par exemple qui bloque les récepteurs nommés NMDA

Catégories de drogues

La plupart des drogues sont aujourd’hui interdites à la consommation.
Mais toutes ne sont pas illicites, certaines étant même prescrites à des fins curatives.
Il convient donc de les classer en fonction de leurs effets.
Plusieurs scientifiques ont tenté de classer les plantes et leurs dérivés suivant leurs effets sur l’Homme.
On peut citer, notamment, la classification de Lewin au milieu des années 1930.
Plus récemment, le psychiatre Pierre Denicker, sous l’égide de son confrère, Jean Delay, les répartit en les séparant en trois classes : les sédatifs, les excitants et les perturbateurs du psychisme.

. Sédatifs : Ils regroupent les hypnotiques (barbituriques ou non), les neuroleptiques, les tranquillisants mineurs et sédatifs classiques, et les antiépileptiques.

. Excitants : On y trouve les stimulants de la vigilance dont les amphétamines et autres amines, les antidépresseurs comme les IMAO et les autres excitants de la caféïne au tabac en passant par le bétel, le khat, la noix de cola.

. Perturbateurs du psychisme : Ceux-là comprennent les hallucinogènes (peyotl et mescaline, chanvre et dérivés, amanites …), les délirogènes, les stupéfiants – autrement dit l’opium dans tous ses états et la cocaïne, l’alcool et sa famille au sens large (ether, chloroforme, benzène…).

D’autres substances ont été découvertes, voire synthétisées depuis lors, mais toutes peuvent être classées à l’intérieur de ces grandes catégories établies grâce à la naissance et aux progrès d’une discipline : « la psychopharmacologie ». C’est le cas des amphétamines, regroupées avec la cocaïne sous le terme de

.Psychostimulants , car ils activent et excitent le corps et l’esprit de l’individu;
Toutes les drogues sont des substances psychoactives (qui agissent sur le cerveau) appelées encore psychotropes (qui modifient le fonctionnement cérébral).
Certaines sont des stimulants (elles activent les réponses comportementales de l’individu, sa consommation d’énergie, son éveil…) quand d’autres ont des effets sédatifs (barbituriques par exemple) ou hallucinogènes.
Parmi les psychostimulants on trouve : cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, cannabis, LSD, héroïne, et alcool.

 

 

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