Courrier de l’ANSM aux professionnels de santé en date du 11 août 2017

Enfin une bonne nouvelle de l’ANSM qui modère quelque peu son propos dans un courrier en date du 11 août, adressé aux professionnels de santé, qui contient notamment cette phrase importante:

« La prescription et la délivrance de baclofène hors AMM et hors RTU reste possible, sous la responsabilité des professionnels de santé concernés qui ont alors pour obligation d’informer les patients des bénéfices et des risques attendus dans cette situation ».

Et rappelle aux pharmaciens qu’en l’absence d’une nouvelle prescription par le médecin, ils se doivent de délivrer celle qui figure sur l’ordonnance.

Vous pouvez évidement imprimer et montrer ce document aux pharmaciens si ceux-ci vous refusent votre prescription au-delà de 80mg/jour.

« Courrier de l’ANSM aux professionnels de santé relatif à la restriction de la RTU du baclofène à 80mg/jour. » 

 

Pétition, SFA et pressions sur l’ANSM : il faut continuer !

Les choses bougent:
La pétition en ligne vient de décoller de façon exponentielle. En 24h elle est passée de 1200 soutiens à plus de 5000 hier soir.
Ce n’est pas une raison pour relâcher la pression, bien au contraire: continuez à la signer et à la faire signer: Pétition

Par ailleurs, la SFA vient de publier un communiqué qui montre une réelle évolution positive pour notre combat:

Communiqué de la Société Française d’Alcoologie

La pression sur l’ANSM est donc à son maximum à l’heure actuelle: il faut continuer !

Vous pouvez aussi le faire en écrivant directement à son directeur Dominique Martin : dominique.martin@ansm.sante.fr, en vacances jusqu’au 21 août….
Mais aussi à sa secrétaire qui, elle, la pauvre, ne l’est pas : edwige.gondouin@ansm.sante.fr..

La rentrée risque d’être rude pour eux : mais la maladie, elle, ne prend pas de congés…

Limitation RTU : les directives du Conseil de l’Ordre des pharmaciens

Voici les directives qu’ont reçu les pharmaciens: Baclofène : pas d’interruption ou de réduction brutale de traitement

Autrement dit, ils n’ont pas le droit de vous imposer eux-mêmes une diminution des doses sans l’accord de votre médecin.

Par ailleurs, un pharmacien de notre forum pour les professionnels de santé suggère qu’en cas de problème, vous demandiez à votre prescripteur d’appeler le pharmacien, je le cite:

« Comme dans beaucoup de cas, la communication permet souvent de lever les blocages, un petit coup de fil au pharmacien du patient afin d’échanger sur la prescription est souvent le bienvenu. »

En cas de résistance notre « décharge » est en ligne :

Modèle de décharge

Modèle de décharge à destination des médecins prescripteurs de baclofène et des pharmaciens

Afin de rassurer vos prescripteurs et votre pharmacien, vous pouvez leur proposer de signer une décharge les assurant que vous n’engagerez aucun recours contre eux en cas d’incident grave lié à la prescription hors RTU du baclofène.

Vous pouvez la proposer à votre prescripteur en cas de réticence à dépasser les 80mg/jour. Elle est à signer en trois exemplaires: un pour vous, un pour votre prescripteur, et un pour votre pharmacien.
En espérant que cela puisse faire fléchir certains d’entre eux, qui n’hésitent pas à faire peur aux patients en leur disant qu’ils vont mourir avec les hautes doses…

Modèle de décharge

 

Tribune aux médias et à l’ANSM suite à la décision de restriction de la posologie de baclofène à 80mg/jour

Voici ce que nous avons envoyé à plusieurs médias et à l’ANSM :

NON à la RTU limitant les doses de baclofène à 80 mg dans le traitement de l’alcoolo-dépendance !

Ainsi, tout ce que nous avons fait depuis 8 ans n’aura servi à rien et nous en sommes revenus à une situation pire qu’au départ .

Car limiter officiellement à 80 mg par jour, un traitement qui n’est efficace, pour la majorité des patients, qu’à un dosage supérieur, c’est comme l’interdire.

Une seule étude, parmi toutes celles qui font la preuve de son efficacité, étude contestée dans sa méthodologie par tous les spécialistes de la prescription de baclofène dans le cadre de l’alcoolo-dépendance, aura suffi pour faire chuter tout notre investissement infatigable depuis tant d’année auprès des malades alcooliques ?

Les forums et les associations qui quotidiennement informent, aiguillent et soutiennent des milliers de patients en très grande détresse. La mine de témoignages de sortie de l’enfer qu’on y trouve. L’organisation des multiples colloques et formations pour démontrer l’intérêt de ce traitement dans une pathologie aussi grave et mortelle. Les luttes incessantes pour faire comprendre son intérêt majeur et révolutionnaire aux médias, alors que rien d’autre n’est vraiment efficace.

Tout cela n’aurait servi à rien ?

 

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