Les effets néfastes de l’alcool sur l’organisme

L’alcool, consommé avec modération, est sans effets indésirables notables pour la plupart des consommateurs.
Par contre, l’abus d’alcool peut avoir des effets dévastateurs sur l’esprit et le corps, à tel point qu’il est l’une des drogues les plus dangereuses qui soient.

Quelques effets sur l’organisme, qui donnent vraiment envie !

Les effets psychotropes.
L’alcool est une substance psycho active qui stimule initialement l’individu, et qui ensuite le calme ou l’endort.
Il est également desinhibiteur, c’est à dire favorisant l’échange avec les autres, mais aussi « les passages à l’acte » (violences, agressions).
L’usage chronique d’alcool aboutit à un état dépressif si tant est que celui ci n’était pas déjà préexistant.
L’alcool est classé parmi les drogues.
La dépendance psychique est très importante et se manifeste par le craving, et l’impression de dépendance psychique est surtout sous-tendue par l’amélioration passagère de l’état mental lors de la prise d’alcool.

La dépendance physique est également très importante.
En effet, l’état de manque ou le sevrage alcoolique engendre des tremblements, des confusions mentales (pré délirium ou délirium tremens) qui, sans soins, peuvent aller jusqu’au décès.
Lors de ces états, la personne tremble, transpire, a souvent des hallucinations à type d’animaux (rats, araignées, reptiles).
Cet état est une urgence médicale.

Les autres effets sur le cerveau et les nerfs.
L’alcool a comme autre particularité de détruire les neurones soit directement lors de l’absorption de doses massives, soit en empêchant l’absorption digestive des vitamines B.
Les neurones ayant absolument besoin de ces vitamines pour vivre, il y a mort neuronale.
Cette mort neuronale se traduit par trois grands types de symptômes:

-des troubles définitifs de l’équilibre, la personne reste « ébrieuse  » à vie du fait de lésions situées au niveau du cervelet (ataxie) et des nerfs périphériques (polynévrite).

-des troubles de la mémoire des faits immédiats.
La personne devient définitivement incapable de mémoriser les faits récents, tout en gardant intact les faits anciens.
Cela est dû à des lésions de la région hippocampique du cerveau.

-des troubles démentiels plus généraux, liés à des atteintes moins localisées du cortex.

Les effets sur le foie.
L’alcool induit trois types d’effets sur le foie: l’hépatite, la stéatose, la cirrhose.

l’hépatite traduit la destruction des cellules du foie ,ou hépatocytes.
Contrairement à l’idée reçue, l’hépatite n’est pas une pré-cirrhose et le dosage des enzymes signifiant la destruction cellulaire (transaminases ou TGO-TGP STGO STGP) est un très mauvais critère de suivi de cirrhose.
En règle générale, une hépatite est réversible à l’arrêt de l’intoxication.

la stéatose correspond à un dépôt de graisses dans le foie.
Ces graisses sont des triglycérides.
On les retrouve dans le sang à des taux anormalement élevés chez les consommateurs excessifs d’alcool, mais aussi de sucres rapides ou lents (féculents).
Le dépôt de triglycérides disparaît difficilement après un régime sévère et l’arrêt de l’alcoolisation.
La stéatose se traduit pas un gros foie mou et sensible.

la cirrhose est un dépôt de protéines dans le foie.
Ce dépôt n’est pas réversible.
Le foie devient dur, pierreux, rempli de nodules.
La cirrhose peut évoluer l’insuffisance hépatique (jaunisse, hémorragies) ou vers le cancer du foie.

Les effets sur le pancréas.
La prise d’alcool engendre des inflammations pancréatiques (pancréatites) et des destructions pancréatiques.
Les conséquences en sont des insuffisances des fonctions digestives (diarrhées chroniques), des cancers du pancréas, et du diabète puisque le pancréas régule le taux de sucre.

Les effets sur l’estomac.
Les effets classiques sont des reflux oesophagiens et des inflammations des muqueuses.
Cette inflammation des muqueuses est à l’origine de la mal absorption de certaines vitamines, et donc indirectement des troubles neurologiques.
Le consommateur se plaint de reflux alimentaires le matin et de brûlures digestives.

Les effets sexuels.
L’alcoolisation chronique s’accompagne régulièrement mais pas systématiquement d’une impuissance chez l’homme et d’une disparition des cycles menstruels chez la femme.
Ces états correspondent déjà à une altération conséquente de l’état général.

Les effets sur les vaisseaux et le coeur.
L’hypertension artérielle est assez régulièrement constatée.
L’alcool est considéré comme étant la première cause d’hypertension artérielle en France.
Sur le système veineux, les boissons alcoolisées aggravent les douleurs veineuses et les problèmes hémorroïdaires.
Enfin, on constate chez les grands alcooliques une atteinte du muscle cardiaque pouvant aller jusqu’à l’insuffisance cardiaque et la mort.
Les palpitations favorisées par la prise de certaines boissons alcoolisées sont un moindre mal.

Les effets cancérigènes.
Ils sont souvent favorisés par la prise concomitante de tabac.
Les cancers les plus fréquents sont, outre le cancer du pancréas déjà cité, les cancers de la langue, de la gorge (larynx, cordes vocales) et les cancers de l’oesophage.

Les effets sur la moelle osseuse.
L’alcool a un effet délétère sur le développement des globules rouges et des globules blancs.
Son expression la plus connue est le VGM (volume globulaire moyen), augmenté chez les alcooliques (et les fumeurs), et qui sert de test de surveillance pour les alcooliques chroniques.

La liste n’est pas exhaustive. Ces symptômes ne touchent pas tout le monde mais il est bien rare qu’un consommateur régulier ne souffre pas d’un petit quelque chose.

Ca fait rêver non ?

 

Mon traitement

J’ai commencé le 10 septembre 2010 , très doucement, de façon classique, et vous allez le voir j’ai la chance d’avoir eu très peu d’effets secondaires, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

15 mg pendant 4 jours en 3 prises (9h,13h,17h)
30 mg pendant 3 jours
Puis augmentation de 10 mg tous les 7 jours.

La première chose que j’ai ressenti dès les premières prises fut une détente incroyable, qui m’a fait réaliser à quel point j’étais nouée jusque là.
Cela n’a malheureusement pas duré bien longtemps !

Très rapidement ma consommation a chuté de près de 50 %, sans effort.
Je mettais beaucoup plus de temps à terminer un verre.
Le craving de fin de matinée (qui n’en était pas vraiment un car je buvais pour palier au manque physique de l’alcool) a très vite disparu.
Restait celui de fin d’après midi, qui reculait dans le temps : de 17 heures il arrivait vers 18h30, 19 h, voire 20 h et était très atténué.

Je n’étais plus obligée de boire pour sortir ne serait ce que pour une course banale.
Mon agoraphobie a disparu.
Plus de tremblements.
Esprit clair.
Et à part quelques petites somnolences, aucun effet secondaires.
Que du bonheur ! Je me disais même parti comme c’est parti tu vas être vite guérie …
Erreur !

A partir de 110 mg, toujours en 3 prises, j’ai eu pas mal de vertiges qui ne passaient pas malgré le rallongement du palier.
Des sueurs nocturnes impressionnantes aussi.
Les problèmes de sommeil ont commencé à apparaître : 4 heures par nuit de sommeil, avec réveil toutes les heures pour uriner et boire de l’eau.
Mais je n’étais pas spécialement fatiguée la journée.
Au contraire mon cerveau fonctionnait à 100 à l’heure
J’ai donc étalé les prises : de 3 prises, je suis passée à 5.
Les vertiges passés on augmente !

A 160 mg, j’ai été confrontée à des problèmes de modification du goût, d’impression de langue en carton, un peu de somnolence, et apparition d’un craving de chocolat.
Un vrai craving, comme pour l’alcool mais de chocolat moi qui n’en mangeais jamais auparavant.
Mais surtout à partir de 160 mg, les insomnies ne m’ont plus quittées.

Pour les éradiquer, j’ai commencé à jongler avec les répartitions : j’ai tout essayé en la matière, et j’ai fini par me rendre à l’évidence : elles ne passeront pas !
Alors que je dormais 4 heures par nuit de façon hachée jusque là, je me suis mise à ne plus pouvoir m’endormir du tout avant 5, voire 6 heures du matin.
J’ai donc pris de la mélatonine dans un premier temps, pour m’endormir en début de nuit au moins quelques heures.
Cela a fonctionné quelques jours, mais mon taux de mélatonine étant normal, cela n’a pas duré.
J’ai donc fini par me faire prescrire un somnifère léger afin, au moins deux à trois fois par semaine, faire une vraie nuit de sommeil.
Je m’endors en début de nuit, réveil au bout d’environ 2 heures 30, et ré endormissement sur le matin.

Rien n’y fait ! Mais comme je ne suis pas très fatiguée la journée, je fais avec et j’ai continué à monter, d’autant que les insomnies sont mon seul effet secondaire (avec les sueurs nocturnes).
A partir de 190 mg, j’ai croisé la fameuse indifférence, mais en société uniquement.
Et cela s’est reproduit à plusieurs reprises.

Regarder un verre comme un vulgaire pot de fleur, sans qu’il ne m’appelle, sans qu’il ne me parle, sans en avoir envie et ne même pas le finir !!
Génial comme sensation !

Par contre, le soir seule chez moi, le craving, bien qu’atténué était là.
Mais j’ai fini par réaliser que ce n’était pas vraiment un craving : mais l’habitude, le rituel.
Il m’arrivait même de me forcer à boire …
Et aussi, même si ça peut paraître débile, la peur de guérir.
Se retourner les idées claires, et voir tout ce gâchis.
Il a fallu apprivoiser cette peur.
Et je l’ai fait en trouvant des pistes au niveau professionnel notamment pour le futur sans alcool qui m’attendait.
Au niveau affectif, j’étais prête aussi.
Ca a fini par m’enthousiasmer cette nouvelle vie qui m’attendait : ça allait être un deuil, mais un deuil joyeux !
Guérir, je n’attendais désormais plus que ça !

J’en étais à ce stade à 220 mg. J’y étais presque.

Arrivée au passage à 230 mg, un craving inattendu est apparu en début d’après midi.
Il m’a été conseillé de passer directement à 250 mg.
Je me suis trompée dans les doses et j’ai fait un surdosage de 70 mg sur une journée (détails ici).

J’ai dû redescendre à 200 mg, avec une répartition au coup par coup pour faire face à des cravings arrivant de façon complétement anarchique.
Cela a mis plus d’un mois à rentrer dans l’ordre.

A ce jour, 19 mai 2011, je suis désormais à 230 mg, et j’attends cette fameuse indifférence et cette sensation de bien être qui l’accompagne !
Quant aux habitudes, je ne vise pas l’abstinence, je vise à être normale face à l’alcool.
Si je bois tous les jours un verre ou deux par plaisir et que ça n’entraîne pas la bouteille, je me considérerais à juste titre comme guérie, et mon médecin aussi, car le baclofene permet de redevenir normal face à l’alcool.
Toujours du craving …

D’autres nouvelles fraîches : aujourd’hui 24 Mai je suis à 240 mg, en 4 prises, car à de forts dosages et sans effets secondaires notables…
J’ai des effets secondaires nouveaux : des picotements dans les mains surtout, des somnolences en fin d’après midi (ça c’est du à de fortes prises car elles ne sont pas étalées).
Et toujours du craving … Attenué mais du craving quand même.
Il n’y a qu’en société que je suis indifférente

Un affaissement du visage (ça avait commencé au surdosage) et des problèmes de peau (effet secondaire répertorié par le Docteur Phillip Thomas : A lire ici )
C’est une traduction faite par google donc pas en très bon français.

Je suis bouffie comme au bon vieux temps, le visage affaissé, et une peau vraiment pas terrible (je n’ai jamais eu une belle peau mais là c’est le bouquet !) …
Bref cela me sape le moral ! J’ai envie de bouger et de vivre et physiquement je ne me reconnais plus …

Je pense que je vais ré étaler les prises.

Lundi 13 Juin 2011 :

Depuis 2 jours
260 mg en 5 prises, étalées en fonction des cravings, car depuis le surdosage j’ai un craving en début d’après midi et l’autre vers 18 heures, parfois plus tard

09 h : 20 mg
12 h : 70 mg
15 h : 70 mg
17 h : 70 mg
19 h : 30 mg

Plus aucun effet secondaire avec étalement des prises, sauf les insomnies, mais je m’en accommode d’autant que je ne suis pas fatiguée la journée.
Même avec un somnifère, je me réveille au bout de 2 h, et terminé jusqu’à 4 heures du matin
Seul problème : les cernes …. Ca c’est pas top ..

Quelques somnolences vraiment pas gênantes

Et surtout : plus de craving d’alcool !!!
Et une certaine sérénité
Une sensation de grand manque à tous les niveaux, manque non satisfait, qui se traduit pas une consommation pour apaiser l’anxiété, car en cas de stress je ne connais pas d’autre réponse que boire un coup …!!! mais une consommation tout à fait normale.

25 Juin 2011 :

Pour consolider le truc passage à 270 mg en 3 prises

08 h : 90 mg
13 h : 90 mg
18 h : 90 mg

Je supporte bien les prises de 90 mg d’un seul coup.
Mis à part une somnolence assez prononcée vers 15 heures et vers 20 heures, pas d’effet secondaire notable.
Je dors même beaucoup mieux.
Niveau alcool : plus de craving, même si je bois encore 2 voire 3 bières par jour par plaisir, et encore de moins en moins de plaisir.

Le 13 aout 2011 exactement, j’ai enfin atteint ma dose seuil : mon craving a été éradiqué à 280 mg.Cela correspond à une rencontre amoureuse qui me comble de bonheur : ceci explique t-il cela également ?

Je suis restée à cette dose pendant 6 mois.
Je suis en train de redescendre afin de trouver ma dose de confort. 250 mg aujourd’hui 11 avril 2012.

Je ne suis toujours pas abstinente, car je ne le souhaitais pas, et je bois par plaisir, environ 2 verres de vin par jour : terminé le pastis, les bière rarement.

Mais je ne suis pas forcément vraiment sortie d’affaire, car mon circuit de récompense est bien atteint, et si je n’ai plus de craving alcool, j’ai de petits accès boulimiques. Car j’ai une assez forte intolérance à la frustration qui me pousse à me « remplir » pour compenser. Je vais travailler là dessus et je pense que ça devrait le faire !

 

Extrait de l’un de mes messages sur le forum : 06 avril 2012

 

Niveau conso, le positif dans tout cela :

  • Je ne bois qu’une bière (au lieu d’une dizaine par jour) , et encore une pas tous les jours ! Je préfère largement la bière sans alcool.
  • Le pastis terminé (alors que 3 à 5 et à la marseillaise : bien tassé le truc !
  • Je ne bois que du vin et 4 verres maxi.Alors niveau conso, ça me va. Même si c’est un peu trop, ça n’a rien à voir avec avant.
    C’est la boulimie qui ne va pas.
    Mais je vais gérer tout cela au mieux.
    Quant au reste : ben je verrai bien !

 

Aujourd’hui 11 avril 2012, je me suis attaquée à ce problème d’accès boulimiques et j’ai bon espoir d’y arriver.

 

Les traitements proposés : les cures

Une fois les conditions de la reussite bien intégrées, passons aux solutions.

Cure ambulatoire :
Une grande partie des cures de sevrage peut se faire sans hospitalisation.
Cela permet d’éviter l’effet « cocon » de l’hospitalisation, et le retour dans son cadre de vie, souvent source de rechute.

Cure hospitalière :
En cas d’un ou plusieurs échecs des cures ambulatoires précédentes, très grosse dépendance physique faisant craindre un gros souci lors du sevrage, maladies psychiatriques associées ou risque suicidaire, notamment.

La durée de l’hospitalisation est en général de deux à trois semaines.
Souvent, l’hospitalisation se fait en milieu psychiatrique.
L’apport hydrique et médicamenteux se fait par voie de perfusion.
3 jours de perfusion, jour et nuit

Un soutien psycho thérapeutique : médecin, famille, association d’anciens alcooliques ( Alcooliques Anonymes, Vie Libre, etc…)
.
Une vitaminothérapie B1, à laquelle sont souvent adjointes les vitamines B6 et B12, est classiquement recommandée.

En général, prescription de tranquillisants : Benzodiazépines surtout et antipsychotique (Tiapridal pour moi)
Et traitement médicamenteux (acamprosate, naltrexone) visant au maintien du sevrage alcoolique et qui sera poursuivi plusieurs mois en post-sevrage.

En général il est conseillé à la sortie, de faire une post-cure, pour consolider l’abstinence

Pour lire mon expérience sur ces traitements c’est ici

Mes articles sur Le Post.fr

Mes articles sur Le Post

Sur les articles de Sciences et Avenir et Paris Match

Sur le site Méamédica (site de notation des médicaments par les usagers) : le baclofène plébiscité pour son efficacité concernant l’alcoolisme.

22 avis à ce jour, tous positifs concernant l’alcoolisme, beaucoup moins concernant la sclerose en plaques et les injections intrathécales de baclofène

Site MEAMEDICA

Sur l’évolution de la position de la SFA

Sur l’éditorial de la revue « Le Courrier des addictions », par le Docteur Renaud de Beaurepaire, Psychiatre et Chef de Service à l’Hôpital Paul Guiraud de Villejuif

Sur le colloque du 26 juin 2010

Alcoolisme : un trouble neurologique enfin expliqué

 

Rue 89 – 21 octobre 2010

Dans l’indifférence, le Baclofène guérit mon mari alcoolique Par Na75

Mon mari était malade alcoolique depuis vingt ans. Rien n’y faisait : thérapies diverses et variées, traitements tout aussi divers et variés… En octobre 2008, sa thérapeute lui conseille le livre du cardiologue Olivier Ameisen, « Le Dernier verre ». Titre trompeur : car on est vraiment loin ici des Alcooliques anonymes (AA) et de la tension permanente que l’abstinence représente.

Olivier Ameisen y parle traitement. Pas miraculeux -nous ne sommes pas dans le domaine de la croyance- mais en tout cas révolutionnaire.

Mon mari n’a plus rien à perdre : à part moi, il a déjà tout perdu -son boulot entre autres. Il décide de tenter ce traitement à base de Baclofène, médicament vieux de quarante ans utilisé essentiellement sur les scléroses en plaque.

Lire la suite ici

20 Minutes – Février 2010

ADDICTIONS Le baclofène, médicament prescrit à des centaines de malades, est ignoré des autorités
UN TRAITEMENT PLUS TABOU QUE L’ALCOOL

C’est un médicament bon marché qui soigne une maladie dite incurable, sans effets secondaires majeurs. Et pourtant, un an et demi après sa médiatisation, le baclofène n’est toujours pas reconnu officiellement comme un traitement de l’alcoolisme. Lorsque le professeur Olivier Ameisen publie Le
Dernier Verre aux éditions Denoël, fin 2008, l’engouement du public est immédiat. Alors que les alcooliques rechutent dans 90 % des cas, ce cardiologue français, qui exerce aujourd’hui en France et enseigne depuis plus de vingt ans aux Etats-Unis, s’est délivré de sa dépendance en quelques semaines, en 2004, avec un produit utilisé à l’origine dans les troubles musculaires bénins d’origine neurologique. Un traitement dont le coût n’excède pas un euro par jour.
La suite ci dessous