Aborder le sujet avec son médecin

Vous êtes convaincu, vous voulez essayer le baclofène pour vous aider à vous débarrasser de votre alcoolisme.
Reste à trouver un médecin prescripteur.
Même si il y en a de plus en plus, cela peut s’avérer délicat.
Quelques pistes pour vous y aider.

Les médecins et/ou les psychiatres n’ont pas la science infuse mais s’ils voient la motivation de leurs patients pour s’en sortir, alors que rien n’a fonctionné jusque là, que de surcroit ils ont étudié le sujet à fond, ils ne peuvent décemment pas refuser une prescription même hors AMM.
Prescription hors AMM qu’ils pratiquent en permanence à coup de benzodiazépines dont l’indication n’a jamais été l’alcoolisme.

Il faut les rassurer, leur montrer votre détermination et surtout leur fournir les documents adéquats qu’ils n’ont pas forcément le temps de rechercher eux-mêmes.

Une relation de confiance s’est certainement établie entre vous et votre médecin traitant.
Il vous connaît.Si il vous a prescrit des analyses sanguines, même si vous ne lui avez pas franchement parlé de votre alcoolisme, en bon professionnel, il sait bien que vous avez un problème de ce côté là.

Si vous n’avez jamais abordé le sujet franchement, ça va être le moment de le faire, car une relation de confiance ne peut se bâtir sur le mensonge.

Si vous avez essayé les traitements traditionnels sans succès, il sait bien que cela n’a pas marché. Et la nouvelle RTU l’autorise officiellement à vous prescrire du baclofène.

Ne jouez pas les apprentis médecins vous même : n’imposez pas le traitement, suggérez le habilement.

Essayez d’expliquer que vous êtes au bout du rouleau.
Que vous voulez vraiment vous en sortir.
Qu’enfin vous avez un espoir.
Que vous avez entendu parler du baclofène, Que vous vous êtes documenté à ce sujet, qu’une RTU a été accordée, et que vous voudriez vraiment essayer.
En a t il lui même entendu parler ?

Et là trois cas de figure possibles

1) Le médecin prescrit déjà du baclofène.
Il est convaincu et il vous suit à fond dans la démarche : ça c’est l’idéal !

2) Qu’il en ai entendu parler ou pas il vous assène un non catégorique.
C’est mal parti mais à y être autant essayer d’argumenter, comme indiqué ci dessous (c’est juste une piste, chacun sa propre méthode !)
Si il n’y a vraiment rien à en tirer : passez votre chemin, et cherchez en un autre.
Les psychiatres sont souvent beaucoup plus ouverts.
Pas la peine de prendre des rendez vous partout.
Tâtez le terrain par téléphone dans un premier temps : annoncez clairement la couleur, pour savoir si il refuse catégoriquement de prescrire, si il prescrit, si il est intéressé (dans ces deux dernières hypothèses, bien évidemment prise de rendez vous tout de suite !)

L’ASSOCIATION AUBES peut également vous être très utile car elle commence à avoir un réseau de médecins qui s’étoffe de plus en plus.

Personnellement, n’ayant pas de médecin traitant, c’est cette association via le forum (www.baclofène.fr ) qui m’a indiqué le nom de mon médecin prescripteur.

3) Enfin, votre médecin peut vivre sur une île déserte … Et peut ne pas en avoir entendu parler, ou vaguement, mais ne pas en savoir plus que ça.
Peut être est il prêt à tenter l’aventure, mais il n’y connait rien aux dosages, il a peur de la prescription hors AMM, il se pose des questions.

Et c’est là que votre « dossier  » et vos arguments peuvent emporter sa décision de se lancer avec vous dans l’aventure !

Le principe de base c’est de répondre à une objection exprimée en apportant une preuve.

Par exemple :
Il n’y a pas d’études : il y a eu des études de cas menées en ouvert par le Docteur Renaud de Beaurepaire et les résultats semblent édifiants : 88% de réussite.

Une étude randomisée en double aveugle, baclofène contre placébo menée par le Professeur Jaury est en cours. « Traitement de l’alcoolisme : essai thérapeutique randomisé en double aveugle pendant un an en milieu ambulatoire du Baclofène versus placebo », avec des doses pouvant aller jusqu’à 300 mg de baclofène.

ET AUSSI

UN FORUM MEDECINS :

  • Autre paramètre très intéressant, voire essentiel : le forum médecins crée par l’association AUBES.
  • Réservé au corps médical uniquement, les prescripteurs échangent leurs expériences, questions concernant le traitement. C’est un forum d’entre aide, les prescripteurs aguerris aidant leurs confrères novices. Incitez vivement votre médecin à s’y inscrire. Il se sentira moins seul, épaulé, accompagné et ce sera tout bénéfice pour lui :

Forum médecins

LA PRESCRIPTION HORS AMM :

Sur la prescription hors AMM: la prescription hors AMM n’est pas interdite.
Fournissez lui ce document (téléchargeable ci dessous)

Neuro48Prof

MAIS SURTOUT

UNE RTU (recommandation temporaire d’utilisation) POUR LE BACLOFENE

Lors de son intervention au colloque organisé le 3 juin 2013 à Paris, Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM , a annoncé que la recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du baclofène que nous appelons de nos voeux depuis des mois, serait enfin accordée d’ici fin juin, début juillet 2013.

A ce jour, 14 février 2014 : toujours rien, mais les négociations avancent et c’est pour très bientôt.

D’une durée de trois ans, cette RTU permettra l’autorisation de la prescription dans l’attente de la fin des essais en cours qui débouchera selon toute vraisemblance sur une extension d’AMM du baclofène au traitement de l’alcoolo dépendance.

Cette RTU est enfin effective, depuis mars 2014, et tous les médecins peuvent désormais prescrire du baclofène dans le traitement de l’alcoolo dépendance, avec les restrictions énoncées dans cet article :

Que dit la RTU accordée au baclofène ?

UN FORMULAIRE D’INFORMATION

Et proposez lui de signer ensemble le formulaire d’information pour les personnes qui demandent à bénéficier d’un traitement par le baclofène.

Ce document établi par Renaud de Beaurepaire le rassurera.

Téléchargez le ci dessous

Formulaire_baclofene

Si malgré tout cela votre médecin est encore hésitant, précisez que vous tenez absolument à avoir un suivi médical, que vous aimeriez bien éviter d’avoir à acheter du baclofène par internet, et que vous lui seriez très reconnaissant de vous accompagner dans ce parcours.

Demandez lui de faire un essai, le temps de bien se renseigner.

Signez conjointement le formulaire (prévoyez deux exemplaires,un pour chacune des parties) et proposez lui de commencer ainsi :

  1. « Je fais une analyse de sang pour voir où j’en suis, car je suis très inquiet sur mon état de santé. Et de la sorte vous pourrez suivre mon évolution.
  2. J’essaie pendant un mois aux doses habituelles, et même un peu plus soft(avec un peu de chance il est sur son Vidal et peut confirmer ce que vous allez lui dire, sinon suggérez de vérifier avec lui!)
    • Les doses ne seront pas hors AMM.
    • Proposez un démarrage doux, cela va le rassurer.

    Je commence tranquillement à 15mg par jour : 1/2 matin(9h), midi(13 h) et soir (17 h) ,

    J’attends 4 jours et je passe à 30 mg par jour, pendant 3 jours et j’augmente de 10 mg tous les 7 jours.(n’hésitez pas à faire un tableau à la main avec les dates, vous montrez que vous êtes organisé et donc décidé).

  3. Je reviens vous voir dans un mois avec une nouvelle analyse de sang et on fait le point. »

Si tout se passe bien vous repartez avec 2 analyses de sang (rassurantes pour votre médecin aussi), et une prescription de baclofène .

Vous avez déjà apporté un bon nombre d’arguments…et éliminé pas mal d’objections.

N’oubliez pas de vous inscrire sur le forum :

www.baclofène.fr

sur lequel vous pourrez :

  1. partager vos expériences,
  2. échanger sur votre parcours avec d’autres malades,
  3. recevoir une aide personnalisée par les administrateurs du forum
  4. et communiquer avec un médecin prescripteur.

En cas de refus catégorique malgré tous ces arguments, ce forum vous indiquera un médecin prescripteur dans votre région.

 

 

Alcoolisme: la Fédération d’addictologie réclame une évaluation du baclofène : article paru le 06 mai 2011

Romandie News , 6 mai 2011:

Alcoolisme: la Fédération d’addictologie réclame une évaluation du baclofène

PARIS – La Fédération française d’addictologie (FFA) réclame la mise en place dès que possible d’une évaluation clinique du baclofène, un médicament ancien initialement prescrit en neurologie, de plus en plus utilisé dans le traitement de la dépendance à l’alcool.

La promotion médiatique de ce médicament a conduit à une augmentation significative des prescriptions hors AMM (autorisation de mise sur le marché), souligne la FFA dans un communiqué, dans lequel elle s’interroge sur cette évolution.

La suite ici

 

Arrêt brutal du baclofène

Ne pas interrompre brutalement le traitement
En effet, des états confusionnels, psychotiques, maniaques ou paranoïdes, des hallucinations, des convulsions, voire un état de mal épileptique, des dyskinésies ont été observés à l’arrêt brutal du traitement (Anomalie de l’activité musculaire : mouvements anormaux qui prédominent à la face, au cou et au tronc.
Il s’agit alors de mouvements spontanés, incontrôlables et répétés : protraction (sortie) de la langue ; spasmes des paupières ou de la face (grimaces) ; spasmes des muscles respiratoires, avec gêne à la respiration, ou des muscles laryngés, avec gêne à la parole.

Ayez toujours sur vous (par exemple à l’endroit où vous rangez votre carte vitale) un document indiquant que vous prenez du baclofène et à quel dosage.
En effet, en cas d’accident, il faut absolument que le corps médical ait connaissance de votre traitement afin de ne pas le stopper brutalement.

Ceci dit, même si il a des conséquences médicales immédiates gênantes, un arrêt brutal n’a jamais entraîné de décès.

Surdosage de baclofène

Malgré le tableau effrayant brossé ci-dessous par l’AFFSAPS, aucun décès dû à un surdosage de baclofène n’a été constaté.
J’ai fait personnellement un surdosage accidentel de 70 mg.
Pour en connaître le détail et les conséquences c’est ici

Signes cliniques

  • · troubles de conscience pouvant aller jusqu’au coma;
  • · hypotonie musculaire qui peut durer 72 heures, pouvant atteindre les muscles respiratoires;
  • · d’autres manifestations à type de confusion mentale, hallucinations, vertiges, nausées, vomissements, hypersialorrhée (sécrétion excessive de salive), convulsion peuvent être observées.

Conduite à tenir

  • · il n’existe pas d’antidote spécifique;
  • · Selon l’importance du surdosage arrêt immédiat du traitement;
  • · transfert immédiat en milieu hospitalier;
  • · élimination rapide du produit ingéré;
  • · traitement symptomatique des défaillances viscérales;
  • · en cas de convulsions, administrer du diazépam IV avec précaution.

Contre indications – Précautions d’emploi

Contre indications

– Hypersensibilité connue au baclofène.

– En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galoctosémie congénitale, de syndrome de mal absorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase

Il est indiqué également qu’une aggravation a été observée sous baclofène, administré par voie orale, chez les patients présentant :
– des troubles psychotiques (dont schizophrénie),
– un état confusionnel,
– une maladie de Parkinson

En dehors de ces contre indications, il est des cas où la prescription de baclofène nécessite une attention et un suivi particulier. Ce sont les précautions d’emploi

Précautions d’emploi

* Précautions d’emploi en raison de pathologies pré-existantes

– Utilisation prudente chez les patients insuffisants rénaux ou hépatiques, ayant des antécédents d’ulcère gastrique ou duodénal, de troubles rénaux, de dépression, insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire, ou insuffisance cérébro-vasculaire.
L’insuffisance respiratoire ou cérébro-vasculaire pouvant être exacerbée par le baclofène.

– Chez les patients épileptiques des crises comitiales peuvent survenir à doses thérapeutiques ou en cas de surdosage ou lors d’un sevrage.
Chez ces patients poursuivre le traitement antiépileptique et renforcer la surveillance.

– Lors d’une hypertonie sphinctérienne préexistante, la survenue possible d’une rétention aiguë d’urine nécessite une utilisation prudente du baclofène.

– Chez les patients présentant des antécédents de dysautonomie: la présence de stimuli nociceptifs ou l’arrêt brutal du baclofène pourrait induire un épisode dysautonomique.

– En cas d’affections hépatiques ou de diabète, des contrôles réguliers des transaminases, des phosphatases alcalines ou de la glycémie sont nécessaires.

– Lorsque la spasticité est nécessaire pour permettre la station debout ou une marche équilibrée, l’utilisation du baclofène doit être prudente.

* Interactions médicamenteuses

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi.

– Antihypertenseurs
Majoration de l’effet antihypertenseur.
Surveillance de la tension artérielle et adaptation posologique de l’antihypertenseur, si nécessaire.

– Bêtabloquants (dans l’insuffisance cardiaque: bisoprolol, carvédilol, métoprolol)
Majoration de l’effet antihypertenseur et risques d’hypotension majorés, notamment orthostatique.

Associations à prendre en compte

– Antidépresseurs imipraminiques
Risque d’augmentation de l’hypotonie musculaire.

– Dépresseurs du système nerveux central:
Dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que benzodiazépines (carbamates, captodiame, étifoxine), hypnotiques, neuroleptiques, antihistaminiques H1 sédatifs, antihypertenseurs centraux, antidépresseurs sédatifs, thalidomide:
Majoration de la dépression centrale. L’altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l’utilisation de machines.

*Grossesse et allaitement

-Grossesse
Administré par voie orale le baclofène traverse le placenta.
Des études effectuées chez l’animal ont mis en évidence un effet tératogène du baclofène par voie orale.
En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique du baclofène lorsqu’il est administré pendant la grossesse.
En conséquence, l’utilisation du baclofène est déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse.
Le baclofène ne doit être utilisé au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse que si nécessaire.

– Allaitement
Le baclofène passe dans le lait à de faibles concentrations après administration orale unique et ne semble pas entraîner, dans ce cas, de risque pour le nourrisson.
L’allaitement pourrait être envisagé si nécessaire, à condition de mettre en route une surveillance clinique régulière de l’enfant.

* Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L’attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines sur les risques de somnolence, de vertiges et de troubles de la vigilance attachés à l’administration de ce médicament.

Résultats des études en ouvert de Renaud de Beaurepaire et autres prescripteurs

Lors du colloque du 26 juin 2010, Renaud de Beaurepaire a présenté ses résultats d’une étude en ouvert (sans groupe placebo), entre décembre 2008 et septembre 2009.
Il a mené cette étude sur une série de 100 patients alcoolo-dépendants, ayant reçu le traitement en ambulatoire.

En février 2011, il a publié un article dans la revue scientifique  » Psychiatrie Sciences Humaines Neurosciences », confirmant ses premières constatations, et, le recul aidant avec deux ans supplémentaires d’observations de ses patients, en en affinant certains aspects.

Le résumé et la synthèse de ces études sont les suivants :
A trois mois :
Près de 90 % des patients ont éprouvé les effets suppresseurs du baclofène sur leur envie de boire, donc sur le craving.
La majorité sont soit totalement abstinents, soit boivent un verre de temps en temps, généralement sans finir leur verre.
Mais un certains nombre de patients, bien qu’éprouvant clairement la suppression de leur craving, ont eu beaucoup plus de difficultés à arrêter.
Certains, n’ont d’ailleurs pas arrêté, même si leur consommation a baissé de plus de 50 % par rapport à l’avant baclofène.
C’est ce qu’il appelle les « demi-guéris ».

Trois raisons principales :
1) une motivation insuffisante, pour diverses raisons :
– patients poussés quasiment de force par un proche,
– trop forte fonction identitaire de l’alcool (impression qu’ils n’existeraient plus si ils arrêtaient de boire)
– ou trop anti dépressive ( être capable de ne sortir d’une profonde tristesse, ou de repli complet sur soi que grâce à l’alcool),
– ou encore trop hédonique ( trop aimer la fête, ne vivre que pour s' »éclater », et trouver la vie profondément ennuyeuse sans alcool)
– et enfin trop transactionnelle vis à vis de certains proches : souvent la mère, où la prise destructrice d’alcool est la manifestation d’une souffrance,d’une immaturité.

Ces fonctions trop importantes, voire « vitales » de l’alcool chez certains peuvent tout à fait expliquer qu’ils ne peuvent pas avoir la motivation suffisante pour arrêter de boire.

2) Plus de la moitié des patients souffraient de troubles mentaux.
Ils étaient en général suivis par un psychiatre, et même si la prescription de baclofène est totalement indépendante des autres traitements, une note d’information était systématiquement lue aux patients, mentionnant les précautions d’emploi du baclofène, notamment les interactions potentielles avec l’utilisation de certains psychotropes.
L’analyse des résultats l’a d’ailleurs montré.
Au niveau statistique, et de façon très significative, l’analyse des résultats a montré que l’existence d’une maladie psychiatrique pouvait être liée à une moindre efficacité du baclofène.

3)Les effets secondaires
Les effets secondaires ont constitué un autre obstacle à l’efficacité du baclofène.
Avec un recul de près de deux ans, il apparaît que près de 80 % des patients ont rapporté des effets indésirables.

Certes ils sont bénins, mais certains du fait de leur intensité, devenant très gênants, ont amené les patients à interrompre le traitement, ou à ne pas augmenter les doses suffisamment pour atteindre la dose seuil.
Et puis il y a ceux qui arrêtent le traitement pour des effets indésirables qui nous semblaient très mineurs.
Autrement dit c’est la motivation des patients pour arrêter de boire qui est en question dans ces cas là.
Les patients suffisamment motivés ne se découragent pas pour un effet indésirable, même gênant, et suivent avec beaucoup d’attention les suggestions qui leurs sont faites pour y remédier.

Si vous voulez en prendre connaissance dans leur intégralité :

Exposé de Renaud De Beaurepaire sur le baclofene par alcool-et-baclofene

RDB février 2011  » Psychiatrie Sciences Humaines Neuroscience ».

 

 

 

Préalable à la prise de baclofène : bilan sanguin

J’ai commencé le Baclofène le 10 septembre 2010, après que mon médecin prescripteur (merci à Sylvie de m’avoir aidée pour cela) ait exigé avant de commencer, une analyse de sang.

J’en profite pour vous dire que ceci est très important, car cela va vous permettre de voir au fil des mois à quel point le baclofène vous permet d’améliorer votre état de santé.

Première analyse avant la prise de baclofène catastrophique ,comme prévu (surtout au niveau hépatique) :

Le 09/09/2010

– V.G.M : 97 (Norme : 80 à 95)
– SGOT – ASAT : 83 (Norme : 4 à 37)
– SGPT – ALAT : 69 (Norme : 4 à 40)
– GAMMA G.T : 623 (Norme : 5 à 50)

Le 25/10/2010 :

– V.G.M : 95 (Norme : 80 à 95)
– SGOT – ASAT : 25 (Norme : 4 à 37)
– SGPT – ALAT : 18 (Norme : 4 à 40)
– GAMMA G.T : 183 ( Norme : 5 à 50)

Je vous passe les autres, et les détails mais aujourd’hui, au 21 Juin 2011

– V.G.M : 90 (Norme : 80 à 95)
– SGOT – ASAT : 17 (Norme : 4 à 37)
– SGPT – ALAT : 15 (Norme : 4 à 40)
– GGT : 41 (Norme : 5 à 50)

 

Tout est revenu à la normale.

Tous les médecins prescripteurs devraient exiger une analyse de sang : pour voir l’évolution, mais aussi pour pouvoir déceler si, sous baclofène, certains marqueurs changent dans le mauvais sens.
Si votre prescripteur ne vous le propose pas : demandez une ordonnance pour une analyse.

 

 

 

 

Mon alcoolisme

Tout d’abord, je me présente : Alexandra, 47 ans, (‘tain le temps passe vite … bientôt 50 !) divorcée, un enfant, et alcoolo dépendante depuis plus de 30 ans.(33 alors ? merde !)

Une déficience neuro physiologique, un traumatisme dans l’enfance, et la rencontre avec le produit ! Le cocktail explosif était là !

La déficience neurologique
Dans ma famille, un arrière grand père maternel mort d’alcoolisme, un grand père paternel idem, et mon père alcoolique également qui a fini par se suicider.
J’ai un seul frère : il est drogué, et moi je suis alcoolique.
La déficience neurologique ne fait aucun doute pour moi.

Le traumatisme
A l’âge de 5 ans, j’ai subi un attouchement sexuel de la part d’un « ami » de la famille.
Je m’en souviens désormais comme si c’était hier : la couleur du canapé, la texture et les motifs du tissus : rosaces et arabesques en velours beige, en reliefs (le tout à chier je le concède mais je n’y suis pour rien .. j’avais 5 ans merde, je n’étais pas responsable de la déco non plus ! ). Je m’amusais à passer mes petits doigts d’enfant, le soir, en regardant la télé, dans les sillons du canapé, confortablement alanguie sur ces genoux amis, nue sous ma chemise de nuit. Mon grand père maternel, assis sur son fauteuil, de la même facture, trônant en patriarche protecteur face à la télé.
Et puis un soir, allez savoir pourquoi, cet homme qui m’avait appris à marcher et m’avait quasiment vu naître, met sa main entre mes cuisses et me caresse. Électrochoc pour moi à double titre : d’abord parce qu’immédiatement je sais instinctivement que cela ne se fait pas, je ne m’attends pas à un tel geste de la part d’un adulte, ni de personne, et en même temps je prends immédiatement conscience que j’ai un organe, dont je ne sais même pas qu’on l’appelle sexe, et qui est source de plaisir.
Le geste a été très furtif parce ce que peut être j’y ai mis fin très vite en partant en courant tant le choc fût violent dans mon âme d’enfant. Car je crois bien avoir ressenti du plaisir et compris que le sexe était une arme. A 5 ans on a pas à savoir ce genre de chose.
Mais le choc fût si violent qu’il ne m’a pas paralysée, comme un choc émotionnel infime a pu le faire plus tard. J’y ai mis fin très vite, en fuyant, sûre que j’allais trouver le refuge escompté.
Je me revois courir à perdre haleine, complètement paniquée, pour me réfugier dans les jupes de ma grand mère, mais je ne savais pas mettre de mots sur ce qui venait de se passer. Et elle ne pouvait pas le deviner !
Et m’entendre dire :  » Faccio les stoviglie (je fais la vaisselle), retourne là bas voir la télé avec X »

J’ai ressenti deux choses très violemment à ce moment là : les adultes que j’aimais ne me protégeaient pas comme je le croyais, et un immense sentiment d’abandon m’a envahie. De là vient sans doute cette peur panique de l’abandon qui a pu me pousser à pas mal de compromissions, et d’acceptation de situations difficilement inacceptables dans ma vie amoureuse pour qu’on ne me quitte pas. Mais justement, quand on accepte tout, on se fait larguer … Bref, je m’égare !
Je ne suis pas retournée voir la télé ce soir là. Je suis allée me coucher dans mon petit lit. J’ai côtoyé cet homme dès le lendemain qui n’a jamais recommencé. Et j’ai tout occulté Je me suis construite avec ce petit truc « derrière ».
Ce n’est rien et pourtant … Cela explique beaucoup de choses quant à mon fonctionnement sexuel et amoureux en tout cas.

Déjà je me suis masturbée très régulièrement depuis l’âge de 5 ans … CQFD…
Ma grand mère, qui était née en 1900, et qui m’a quasiment élevée, s’en était aperçue, mais ne m’a jamais grondée ou quoi que ce soit de ce genre. C’était une bonne ma grand mère, mais c’est un autre sujet !

C’était tellement violent, que mon cerveau à immédiatement réagi, et rangé cet épisode dans une case fermée à double tour : j’ai complètement occulté cela jusqu’à mes 17 ans. Un jour cet homme est venu nous faire une visite de courtoisie, comme il le faisait régulièrement quand il était de passage à Marseille. Il a sonné chez mes parents et je suis allée ouvrir : mais ce jour là, il a prononcé une phrase et tout est revenu en bloc. J’ai travaillé là dessus tout de suite avec un psy et tout baigne, ou du moins j’arrive à désamorcer assez vite ce sentiment d’abandon qui m’envahit encore souvent.

Voilà pour le traumatisme.

La rencontre avec le produit
Il était très courant à l’époque, chez les grands parents surtout, de donner aux enfants, à table, un verre de vin rouge, avec de l’eau, et du sucre : ça fortifiait le sang soit disant.
Ce fut fait pour moi vers l’âge de 7 ans, comme pour les autres, mais ils ne sont pas devenus alcooliques !
Moi oui, et mon frère lui c’est la drogue, ce qui me fait dire qu’il y a bien un truc dans le ciboulot qui dysfonctionne.
Immédiatement, j’ai aimé ce produit qui apaisait mon anxiété.
Avant de passer à table j’y pensais à mon verre de vin, si on m’en proposait un second, je prenais !
Si des invités étaient là et qu’il restait du vin dans leur verre : je les vidais en douce …
Lors des anniversaires, je finissais les coupes toujours en douce ..

Première cuite à 7 ans.
Je respirais de l’ether aussi, à cet âge : j’adorais l’odeur et ça me faisait bien planer….
Bref, je suis assez grave au niveau prédisposition à l’addiction !

Je me suis construite avec l’alcool, depuis l’enfance, et je pense que c’est beaucoup plus dur d’en sortir, même avec le baclofène, dans une telle configuration.

Je n’étais pas alcoolo dépendante, je ne buvais pas tous les jours : mais à la moindre occasion.
Mes parents sortaient chez des amis : direction le bar ! !
Je me suis mise à boire un peu tous les jours un peu avant le bac.
Je révisais mon bac avec des bouteilles de Malibu planquées dans le grenier …
Et quand j’ai commencé mes études, je n’avais plus à me cacher puisque je vivais seule, puis avec un compagnon qui ne disait rien.
J’ai commencé à boire presque tous les jours tranquille, mais je contrôlais très bien : j’ai eu ma maitrise de droit sans aucun problème.
Et les cuites tous les week end avec les potes ça y allait.
Les réveils le matin avec un mec dans mon pieu dont je ne savais même pas d’où il sortait … Aussi !

Mais je commençais à sortir du déni. j’ai réalisé que j’avais un problème.
Vers l’âge de 30 ans, j’ai vraiment admis que j’étais alcoolo dépendante.
J’en ai parlé à mon psy, et j’ai commencé les AD, AOTAL dès que c’est sorti … Sans résultat

Dans mon couple il y avait une pression terrible à cause de mon alcoolisme.
Tous les soirs j’avais droit à une inspection de mes yeux dès la porte franchie et : tu as encore picolé, combien tu as bu ? où tu les a caché .. putain Alex mais arrêtes de boire, etc etc..
J’ai fini par faire un coma éthylique, je me suis retrouvée aux urgences avec 4 grammes d’alcool dans le sang…Je ne suis pas une petite joueuse ! Quand je fais un truc j’y vais à fond ! lol

Alors j’ai dit stop, j’ai demandé la séparation.
Cela devenait une question de vie ou de mort.
Puis j’ai regretté, je me suis dit que je faisais sans doute une grosse connerie et je me suis arrangée pour qu’il revienne.
Mais on a rapidement constaté qu’on ne reconstruisait rien sur des ruines, d’autant que je n’étais pas guérie, et qu’il ne comprenait rien à ma maladie (tu n’as pas de volonté, tu es faible …) !

Je me suis alors arrangée pour qu’il demande le divorce, car j’estimais que la faute me revenait en grande partie, j’avais peur qu’il ne se braque pour la garde de mon fils (qu’il aurait obtenue sans problèmes si il l’avait voulue), et au moins qu’il en sorte la tête haute.
Nous avons donc divorcé à l’amiable : demandé par lui et accepté par moi.

J’avais 34 ans.
Niveau affectif quasi plus rien : au début une folle envie de profiter à fond.
Sur internet c’était de l’abattage industriel ! Une boulimie de rencontres.
J’en ai vu du pays (y compris les states !) et des mecs…
Trop, beaucoup trop !
Et puis j’ai eu deux relations qui ont duré un an et cela s’est terminé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’alcool car ils n’en ont jamais rien su : nous sommes très forts pour cela !
Cet épisode a duré pendant environ 10 ans.
Alors j’ai dit stop !
Vous l’avez compris, comme tout alcoolique je suis excessive et en général avec moi c’est tout ou rien.
Le baclo m’aide à calmer cela d’ailleurs.

Plus de vie sexuelle, plus de vie sociale, plus rien.
Moi , la bouteille, mon fils à élever seule, et je vais essayer les traitements disponibles pour tenter d’en sortir: les fameuses cures.

Traitements tentés : les cures

En 2004, j’ai décidé de me prendre en main et de me soigner.
Lors d’une auscultation, mon généraliste m’a dit : « vous avez un gros foie ».
J’ai répondu : « Normal docteur je suis alcoolique, et d’ailleurs j’aimerais bien que cela cesse parce que ça va commencer à craindre un brin niveau santé »
« Désolé, je ne connais rien à l’alcoolisme, je ne peux rien pour vous, je vous prescrirais le traitement si besoin mais c’est tout »
Circulez y à rien à voir !
Je n’y suis jamais retourné chez lui non plus ! Du coup aucun suivi médical.

Je me suis donc rapprochée d’un centre d’alcoologie d’un grand hôpital à Marseille.
On m’a proposé une cure ambulatoire, comme décrite dans un autre article.
Avec Equanil et Aotal (que je prenais déjà depuis sa mise sur le marché, le psy me l’avait prescrit).
Résultat : nul.

J’ai donc demandé un sevrage : dans une clinique « normale », avec des malades « normaux ». Perfusion pendant 3 jours, puis re Aotal et Equanil.
Echographie du foie : verdict ce n’est pas encore dramatique, mais plus une goutte : jamais !

Ca a duré cinq jours, et dès que j’ai été dans ma voiture … Coucou c’est moi le craving !
Ni une ni deux, arrêt à une station service pour acheter de la bière, avant de rentrer chez moi.
Même pas une heure ça a duré !

Donc je me suis dit qu’il ne restait plus qu’une chose à faire, et si ça ne marchait pas, tout lâcher .
Quoi d’autre à faire ?

Cure hospitalière :
Déjà direction l’hôpital psychiatrique : génial pour le moral quand on n’a pas de pathologie de cet ordre.
Quand j’en ai fait la remarque à mon addictologue au cours de mon hospitalisation il m’a répondu : « c’est très bien au contraire ! Cela va vous motiver à rester abstinente pour ne pas finir dans l’état de la plupart des alcooliques qui sont ici … » no comment !

Après les 3 jours de perfusion, le traitement :
Fini l’Aotal, ils devaient vraisemblablement savoir et pas depuis hier que ça ne marche pas …
Ce fut de la vitamine B1/B6 et du Tiapridal : un antipsychotique …
Indication : Traitement de courte durée des états d’agitation et d’agressivité, notamment au cours de l’éthylisme chronique, ou chez le sujet âgé.
La seule chose exacte là dedans c’était éthylisme chronique

Pour le reste je n’étais ni agitée, ni agressive et pas encore trop âgée à mon sens, mais soit !

Consultation avec un psychiatre : une fois pour moi car il m’a dit que je n’en avais pas besoin.
Que je n’étais pas dans le déni depuis un bail, que j’avais très bien analysé le pourquoi du comment.
Et qu’à coup sûr chez moi ça allait marcher.
J’y ai cru sur le moment ! Forcément j’y ai cru …

Groupes de parole … Ou l’on se met en situation d’être abstinent dans un bar par exemple.
On fait des jeux de rôle. Apprendre à commander un Perrier et pas de l’alcool …
On nous explique comment agit l’alcool sur le cerveau.
Que le cerveau a une mémoire de notre alcoolisme et qu’un seul verre d’alcool, et tout est reparti.
Ce qui est vrai avec l’abstinence.

Le reste du temps, disons les choses clairement : on s’emmerde sévère !
On joue aux cartes… aux boules quand il fait beau (pas moi je préférais lire, et jouer au solitaire sur mon pc toute la journée …), et on fume énormément (à l’époque on avait encore une salle commune où on pouvait fumer : je n’ose imaginer l’horreur que ça doit être depuis l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics : c’est carrément la double peine !)
Niveau conversation avec les autres pas mal atteints de troubles psychiatriques lourds, ou des gens complètement à la ramasse, qui n’ont plus de toît, plus rien … Même pas la peine.
Mais j’avais espoir, je le vivais finalement assez bien :..

Comme toujours quand je suis face à un choc émotionnel, je ne réagis pas sur le moment.
J’entre en état de sidération, j’observe tout, j’emmagasine les moindres détails de la situation, je suis tout à fait normale en apparence.
Et après j’ai un effet retard qui me déclenche un craving de folie.

Visite de VIE LIBRE, ou des AA, je sais plus, avec remise de brochure pour la sortie.

Pas le droit de sortir avant dix jours, dans mon cas.
Et autorisation donnée ou pas par le psychiatre au cours d’un entretien de « permission » qui avait lieu tous les vendredi soirs.
Question : sur une échelle de 1 à 10, vous en êtes à combien de votre envie de boire ?
Ben je sais pas moi : 3. J’étais sevrée, j’avais espoir, je devais être à 3/4. Je n’en sais rien !

Sortie du samedi 9 heures, traitement en poche pour la journée, et retour à l’hôpital à 17 heures
Et rebelote le lendemain.
Cela pendant 2 semaines, puis autorisation le mercredi
A chaque retour à l’hôpital : fouille du sac, et soufflage dans le ballon.
Si c’est bon on a droit à des félicitations, tel un enfant qui ramène une bonne note, si ce n’est pas nickel on a droit à une petite leçon de morale, et en cas de récidive c’est l’exclusion.

Cela ressemble plus à une permission de sortie de taule qu’à un traitement médical …
Niveau humiliation ils y vont fort dans les centres de cure !
J’ai toujours eu les félicitations du jury ! Persuadés que j’allais guérir, ils m’ont même proposé une fois dehors, de venir à leur groupe de parole, pour expliquer aux autres ! mdr

J’y suis restée un peu plus de 2 semaines au lieu de 3.
J’étais sevrée physiquement, et j’étais décidée à tenter l’abstinence.
De toute manière il n’y avait rien d’autre de possible !

Pour la sortie ils m’ont prescrit de l’Atarax, en me disant si vous avez envie de boire, prenez en un ou deux, vous allez vous écrouler peut être mais c’est mieux que de replonger..

Cinq jours après ma sortie, j’ai été invitée à une soirée, j’ai refusé d’y aller pour ne pas être tentée, on a insisté une fois, deux fois, trois fois.
Je me suis dit merde !
Si l’abstinence c’est rester cloitrée chez moi à vie de peur de croiser du regard un verre quelle merveilleuse vie m’attend ! J’y vais on verra bien.

A peine arrivée, apéro : tu bois quoi Alex ? Je sais pas un Perrier !
Un Perrier ? Tu es malade ? un bon Pastis plutôt ! Non ? Tu es sûre ? …

Inutile de vous dire que j’étais la seule à boire du Perrier à l’apéro, et de voir tous ces gens apprécier le moment, et moi à lutter comme une malade !
Un craving carabiné m’est tombé dessus, et j’ai rechuté !!
Cinq jours j’ai tenu, en y pensant toute la journée ! Efficace non ?

Je suis donc retournée voir mon alcoologue, pour lui dire que j’avais re bu quelques jours auparavant.
Réponse, il faut retourner tout de suite en cure.

Ben voyons, je vais passer ma vie entre cures, sorties, ré alcoolisations, et rebelote !
Je n’y suis jamais retournée.
Je savais que ça ne marchais pas, je savais qu’il y avait un facteur génétique ou un truc du genre.

J’ai même dit à mon fils, malheureusement pour toi j’ai du te transmettre un gène qui fait que tu as un terrain favorable aux addictions.
Fais très attention à l’alcool, aux drogues car tu es plus fragile que les autres et tu risques fort de finir comme moi.
J‘ai tout lâché : les relations affectives, sexuelles, sociales, j’ai commencé à grossir, à me laisser complètement aller et j’ai continué à boire bien comme il faut en attendant la mort.
Je ne pensais plus qu’à ça : à quand l’hémorragie digestive, la cirrhose, ou le cancer du pancréas ?

J’avais l’embarras du choix !

Cela a duré 5 ans.
Mais j’avais toujours quand même le réflexe de temps en temps de regarder sur le net.
Je tapais « nouveau traitement alcoolisme »

Et un jour, je suis tombée sur le site de AUBES, j’ai sauté sur le livre d’Olivier Ameisen.
J’avais enfin un espoir de guérir !

Et me voilà partie pour l’aventure baclofène !