Préalable à la prise de baclofène : bilan sanguin

J’ai commencé le Baclofène le 10 septembre 2010, après que mon médecin prescripteur (merci à Sylvie de m’avoir aidée pour cela) ait exigé avant de commencer, une analyse de sang.

J’en profite pour vous dire que ceci est très important, car cela va vous permettre de voir au fil des mois à quel point le baclofène vous permet d’améliorer votre état de santé.

Première analyse avant la prise de baclofène catastrophique ,comme prévu (surtout au niveau hépatique) :

Le 09/09/2010

– V.G.M : 97 (Norme : 80 à 95)
– SGOT – ASAT : 83 (Norme : 4 à 37)
– SGPT – ALAT : 69 (Norme : 4 à 40)
– GAMMA G.T : 623 (Norme : 5 à 50)

Le 25/10/2010 :

– V.G.M : 95 (Norme : 80 à 95)
– SGOT – ASAT : 25 (Norme : 4 à 37)
– SGPT – ALAT : 18 (Norme : 4 à 40)
– GAMMA G.T : 183 ( Norme : 5 à 50)

Je vous passe les autres, et les détails mais aujourd’hui, au 21 Juin 2011

– V.G.M : 90 (Norme : 80 à 95)
– SGOT – ASAT : 17 (Norme : 4 à 37)
– SGPT – ALAT : 15 (Norme : 4 à 40)
– GGT : 41 (Norme : 5 à 50)

 

Tout est revenu à la normale.

Tous les médecins prescripteurs devraient exiger une analyse de sang : pour voir l’évolution, mais aussi pour pouvoir déceler si, sous baclofène, certains marqueurs changent dans le mauvais sens.
Si votre prescripteur ne vous le propose pas : demandez une ordonnance pour une analyse.

 

 

 

 

Mon alcoolisme

Tout d’abord, je me présente : Alexandra, 47 ans, (‘tain le temps passe vite … bientôt 50 !) divorcée, un enfant, et alcoolo dépendante depuis plus de 30 ans.(33 alors ? merde !)

Une déficience neuro physiologique, un traumatisme dans l’enfance, et la rencontre avec le produit ! Le cocktail explosif était là !

La déficience neurologique
Dans ma famille, un arrière grand père maternel mort d’alcoolisme, un grand père paternel idem, et mon père alcoolique également qui a fini par se suicider.
J’ai un seul frère : il est drogué, et moi je suis alcoolique.
La déficience neurologique ne fait aucun doute pour moi.

Le traumatisme
A l’âge de 5 ans, j’ai subi un attouchement sexuel de la part d’un « ami » de la famille.
Je m’en souviens désormais comme si c’était hier : la couleur du canapé, la texture et les motifs du tissus : rosaces et arabesques en velours beige, en reliefs (le tout à chier je le concède mais je n’y suis pour rien .. j’avais 5 ans merde, je n’étais pas responsable de la déco non plus ! ). Je m’amusais à passer mes petits doigts d’enfant, le soir, en regardant la télé, dans les sillons du canapé, confortablement alanguie sur ces genoux amis, nue sous ma chemise de nuit. Mon grand père maternel, assis sur son fauteuil, de la même facture, trônant en patriarche protecteur face à la télé.
Et puis un soir, allez savoir pourquoi, cet homme qui m’avait appris à marcher et m’avait quasiment vu naître, met sa main entre mes cuisses et me caresse. Électrochoc pour moi à double titre : d’abord parce qu’immédiatement je sais instinctivement que cela ne se fait pas, je ne m’attends pas à un tel geste de la part d’un adulte, ni de personne, et en même temps je prends immédiatement conscience que j’ai un organe, dont je ne sais même pas qu’on l’appelle sexe, et qui est source de plaisir.
Le geste a été très furtif parce ce que peut être j’y ai mis fin très vite en partant en courant tant le choc fût violent dans mon âme d’enfant. Car je crois bien avoir ressenti du plaisir et compris que le sexe était une arme. A 5 ans on a pas à savoir ce genre de chose.
Mais le choc fût si violent qu’il ne m’a pas paralysée, comme un choc émotionnel infime a pu le faire plus tard. J’y ai mis fin très vite, en fuyant, sûre que j’allais trouver le refuge escompté.
Je me revois courir à perdre haleine, complètement paniquée, pour me réfugier dans les jupes de ma grand mère, mais je ne savais pas mettre de mots sur ce qui venait de se passer. Et elle ne pouvait pas le deviner !
Et m’entendre dire :  » Faccio les stoviglie (je fais la vaisselle), retourne là bas voir la télé avec X »

J’ai ressenti deux choses très violemment à ce moment là : les adultes que j’aimais ne me protégeaient pas comme je le croyais, et un immense sentiment d’abandon m’a envahie. De là vient sans doute cette peur panique de l’abandon qui a pu me pousser à pas mal de compromissions, et d’acceptation de situations difficilement inacceptables dans ma vie amoureuse pour qu’on ne me quitte pas. Mais justement, quand on accepte tout, on se fait larguer … Bref, je m’égare !
Je ne suis pas retournée voir la télé ce soir là. Je suis allée me coucher dans mon petit lit. J’ai côtoyé cet homme dès le lendemain qui n’a jamais recommencé. Et j’ai tout occulté Je me suis construite avec ce petit truc « derrière ».
Ce n’est rien et pourtant … Cela explique beaucoup de choses quant à mon fonctionnement sexuel et amoureux en tout cas.

Déjà je me suis masturbée très régulièrement depuis l’âge de 5 ans … CQFD…
Ma grand mère, qui était née en 1900, et qui m’a quasiment élevée, s’en était aperçue, mais ne m’a jamais grondée ou quoi que ce soit de ce genre. C’était une bonne ma grand mère, mais c’est un autre sujet !

C’était tellement violent, que mon cerveau à immédiatement réagi, et rangé cet épisode dans une case fermée à double tour : j’ai complètement occulté cela jusqu’à mes 17 ans. Un jour cet homme est venu nous faire une visite de courtoisie, comme il le faisait régulièrement quand il était de passage à Marseille. Il a sonné chez mes parents et je suis allée ouvrir : mais ce jour là, il a prononcé une phrase et tout est revenu en bloc. J’ai travaillé là dessus tout de suite avec un psy et tout baigne, ou du moins j’arrive à désamorcer assez vite ce sentiment d’abandon qui m’envahit encore souvent.

Voilà pour le traumatisme.

La rencontre avec le produit
Il était très courant à l’époque, chez les grands parents surtout, de donner aux enfants, à table, un verre de vin rouge, avec de l’eau, et du sucre : ça fortifiait le sang soit disant.
Ce fut fait pour moi vers l’âge de 7 ans, comme pour les autres, mais ils ne sont pas devenus alcooliques !
Moi oui, et mon frère lui c’est la drogue, ce qui me fait dire qu’il y a bien un truc dans le ciboulot qui dysfonctionne.
Immédiatement, j’ai aimé ce produit qui apaisait mon anxiété.
Avant de passer à table j’y pensais à mon verre de vin, si on m’en proposait un second, je prenais !
Si des invités étaient là et qu’il restait du vin dans leur verre : je les vidais en douce …
Lors des anniversaires, je finissais les coupes toujours en douce ..

Première cuite à 7 ans.
Je respirais de l’ether aussi, à cet âge : j’adorais l’odeur et ça me faisait bien planer….
Bref, je suis assez grave au niveau prédisposition à l’addiction !

Je me suis construite avec l’alcool, depuis l’enfance, et je pense que c’est beaucoup plus dur d’en sortir, même avec le baclofène, dans une telle configuration.

Je n’étais pas alcoolo dépendante, je ne buvais pas tous les jours : mais à la moindre occasion.
Mes parents sortaient chez des amis : direction le bar ! !
Je me suis mise à boire un peu tous les jours un peu avant le bac.
Je révisais mon bac avec des bouteilles de Malibu planquées dans le grenier …
Et quand j’ai commencé mes études, je n’avais plus à me cacher puisque je vivais seule, puis avec un compagnon qui ne disait rien.
J’ai commencé à boire presque tous les jours tranquille, mais je contrôlais très bien : j’ai eu ma maitrise de droit sans aucun problème.
Et les cuites tous les week end avec les potes ça y allait.
Les réveils le matin avec un mec dans mon pieu dont je ne savais même pas d’où il sortait … Aussi !

Mais je commençais à sortir du déni. j’ai réalisé que j’avais un problème.
Vers l’âge de 30 ans, j’ai vraiment admis que j’étais alcoolo dépendante.
J’en ai parlé à mon psy, et j’ai commencé les AD, AOTAL dès que c’est sorti … Sans résultat

Dans mon couple il y avait une pression terrible à cause de mon alcoolisme.
Tous les soirs j’avais droit à une inspection de mes yeux dès la porte franchie et : tu as encore picolé, combien tu as bu ? où tu les a caché .. putain Alex mais arrêtes de boire, etc etc..
J’ai fini par faire un coma éthylique, je me suis retrouvée aux urgences avec 4 grammes d’alcool dans le sang…Je ne suis pas une petite joueuse ! Quand je fais un truc j’y vais à fond ! lol

Alors j’ai dit stop, j’ai demandé la séparation.
Cela devenait une question de vie ou de mort.
Puis j’ai regretté, je me suis dit que je faisais sans doute une grosse connerie et je me suis arrangée pour qu’il revienne.
Mais on a rapidement constaté qu’on ne reconstruisait rien sur des ruines, d’autant que je n’étais pas guérie, et qu’il ne comprenait rien à ma maladie (tu n’as pas de volonté, tu es faible …) !

Je me suis alors arrangée pour qu’il demande le divorce, car j’estimais que la faute me revenait en grande partie, j’avais peur qu’il ne se braque pour la garde de mon fils (qu’il aurait obtenue sans problèmes si il l’avait voulue), et au moins qu’il en sorte la tête haute.
Nous avons donc divorcé à l’amiable : demandé par lui et accepté par moi.

J’avais 34 ans.
Niveau affectif quasi plus rien : au début une folle envie de profiter à fond.
Sur internet c’était de l’abattage industriel ! Une boulimie de rencontres.
J’en ai vu du pays (y compris les states !) et des mecs…
Trop, beaucoup trop !
Et puis j’ai eu deux relations qui ont duré un an et cela s’est terminé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’alcool car ils n’en ont jamais rien su : nous sommes très forts pour cela !
Cet épisode a duré pendant environ 10 ans.
Alors j’ai dit stop !
Vous l’avez compris, comme tout alcoolique je suis excessive et en général avec moi c’est tout ou rien.
Le baclo m’aide à calmer cela d’ailleurs.

Plus de vie sexuelle, plus de vie sociale, plus rien.
Moi , la bouteille, mon fils à élever seule, et je vais essayer les traitements disponibles pour tenter d’en sortir: les fameuses cures.

Traitements tentés : les cures

En 2004, j’ai décidé de me prendre en main et de me soigner.
Lors d’une auscultation, mon généraliste m’a dit : « vous avez un gros foie ».
J’ai répondu : « Normal docteur je suis alcoolique, et d’ailleurs j’aimerais bien que cela cesse parce que ça va commencer à craindre un brin niveau santé »
« Désolé, je ne connais rien à l’alcoolisme, je ne peux rien pour vous, je vous prescrirais le traitement si besoin mais c’est tout »
Circulez y à rien à voir !
Je n’y suis jamais retourné chez lui non plus ! Du coup aucun suivi médical.

Je me suis donc rapprochée d’un centre d’alcoologie d’un grand hôpital à Marseille.
On m’a proposé une cure ambulatoire, comme décrite dans un autre article.
Avec Equanil et Aotal (que je prenais déjà depuis sa mise sur le marché, le psy me l’avait prescrit).
Résultat : nul.

J’ai donc demandé un sevrage : dans une clinique « normale », avec des malades « normaux ». Perfusion pendant 3 jours, puis re Aotal et Equanil.
Echographie du foie : verdict ce n’est pas encore dramatique, mais plus une goutte : jamais !

Ca a duré cinq jours, et dès que j’ai été dans ma voiture … Coucou c’est moi le craving !
Ni une ni deux, arrêt à une station service pour acheter de la bière, avant de rentrer chez moi.
Même pas une heure ça a duré !

Donc je me suis dit qu’il ne restait plus qu’une chose à faire, et si ça ne marchait pas, tout lâcher .
Quoi d’autre à faire ?

Cure hospitalière :
Déjà direction l’hôpital psychiatrique : génial pour le moral quand on n’a pas de pathologie de cet ordre.
Quand j’en ai fait la remarque à mon addictologue au cours de mon hospitalisation il m’a répondu : « c’est très bien au contraire ! Cela va vous motiver à rester abstinente pour ne pas finir dans l’état de la plupart des alcooliques qui sont ici … » no comment !

Après les 3 jours de perfusion, le traitement :
Fini l’Aotal, ils devaient vraisemblablement savoir et pas depuis hier que ça ne marche pas …
Ce fut de la vitamine B1/B6 et du Tiapridal : un antipsychotique …
Indication : Traitement de courte durée des états d’agitation et d’agressivité, notamment au cours de l’éthylisme chronique, ou chez le sujet âgé.
La seule chose exacte là dedans c’était éthylisme chronique

Pour le reste je n’étais ni agitée, ni agressive et pas encore trop âgée à mon sens, mais soit !

Consultation avec un psychiatre : une fois pour moi car il m’a dit que je n’en avais pas besoin.
Que je n’étais pas dans le déni depuis un bail, que j’avais très bien analysé le pourquoi du comment.
Et qu’à coup sûr chez moi ça allait marcher.
J’y ai cru sur le moment ! Forcément j’y ai cru …

Groupes de parole … Ou l’on se met en situation d’être abstinent dans un bar par exemple.
On fait des jeux de rôle. Apprendre à commander un Perrier et pas de l’alcool …
On nous explique comment agit l’alcool sur le cerveau.
Que le cerveau a une mémoire de notre alcoolisme et qu’un seul verre d’alcool, et tout est reparti.
Ce qui est vrai avec l’abstinence.

Le reste du temps, disons les choses clairement : on s’emmerde sévère !
On joue aux cartes… aux boules quand il fait beau (pas moi je préférais lire, et jouer au solitaire sur mon pc toute la journée …), et on fume énormément (à l’époque on avait encore une salle commune où on pouvait fumer : je n’ose imaginer l’horreur que ça doit être depuis l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics : c’est carrément la double peine !)
Niveau conversation avec les autres pas mal atteints de troubles psychiatriques lourds, ou des gens complètement à la ramasse, qui n’ont plus de toît, plus rien … Même pas la peine.
Mais j’avais espoir, je le vivais finalement assez bien :..

Comme toujours quand je suis face à un choc émotionnel, je ne réagis pas sur le moment.
J’entre en état de sidération, j’observe tout, j’emmagasine les moindres détails de la situation, je suis tout à fait normale en apparence.
Et après j’ai un effet retard qui me déclenche un craving de folie.

Visite de VIE LIBRE, ou des AA, je sais plus, avec remise de brochure pour la sortie.

Pas le droit de sortir avant dix jours, dans mon cas.
Et autorisation donnée ou pas par le psychiatre au cours d’un entretien de « permission » qui avait lieu tous les vendredi soirs.
Question : sur une échelle de 1 à 10, vous en êtes à combien de votre envie de boire ?
Ben je sais pas moi : 3. J’étais sevrée, j’avais espoir, je devais être à 3/4. Je n’en sais rien !

Sortie du samedi 9 heures, traitement en poche pour la journée, et retour à l’hôpital à 17 heures
Et rebelote le lendemain.
Cela pendant 2 semaines, puis autorisation le mercredi
A chaque retour à l’hôpital : fouille du sac, et soufflage dans le ballon.
Si c’est bon on a droit à des félicitations, tel un enfant qui ramène une bonne note, si ce n’est pas nickel on a droit à une petite leçon de morale, et en cas de récidive c’est l’exclusion.

Cela ressemble plus à une permission de sortie de taule qu’à un traitement médical …
Niveau humiliation ils y vont fort dans les centres de cure !
J’ai toujours eu les félicitations du jury ! Persuadés que j’allais guérir, ils m’ont même proposé une fois dehors, de venir à leur groupe de parole, pour expliquer aux autres ! mdr

J’y suis restée un peu plus de 2 semaines au lieu de 3.
J’étais sevrée physiquement, et j’étais décidée à tenter l’abstinence.
De toute manière il n’y avait rien d’autre de possible !

Pour la sortie ils m’ont prescrit de l’Atarax, en me disant si vous avez envie de boire, prenez en un ou deux, vous allez vous écrouler peut être mais c’est mieux que de replonger..

Cinq jours après ma sortie, j’ai été invitée à une soirée, j’ai refusé d’y aller pour ne pas être tentée, on a insisté une fois, deux fois, trois fois.
Je me suis dit merde !
Si l’abstinence c’est rester cloitrée chez moi à vie de peur de croiser du regard un verre quelle merveilleuse vie m’attend ! J’y vais on verra bien.

A peine arrivée, apéro : tu bois quoi Alex ? Je sais pas un Perrier !
Un Perrier ? Tu es malade ? un bon Pastis plutôt ! Non ? Tu es sûre ? …

Inutile de vous dire que j’étais la seule à boire du Perrier à l’apéro, et de voir tous ces gens apprécier le moment, et moi à lutter comme une malade !
Un craving carabiné m’est tombé dessus, et j’ai rechuté !!
Cinq jours j’ai tenu, en y pensant toute la journée ! Efficace non ?

Je suis donc retournée voir mon alcoologue, pour lui dire que j’avais re bu quelques jours auparavant.
Réponse, il faut retourner tout de suite en cure.

Ben voyons, je vais passer ma vie entre cures, sorties, ré alcoolisations, et rebelote !
Je n’y suis jamais retournée.
Je savais que ça ne marchais pas, je savais qu’il y avait un facteur génétique ou un truc du genre.

J’ai même dit à mon fils, malheureusement pour toi j’ai du te transmettre un gène qui fait que tu as un terrain favorable aux addictions.
Fais très attention à l’alcool, aux drogues car tu es plus fragile que les autres et tu risques fort de finir comme moi.
J‘ai tout lâché : les relations affectives, sexuelles, sociales, j’ai commencé à grossir, à me laisser complètement aller et j’ai continué à boire bien comme il faut en attendant la mort.
Je ne pensais plus qu’à ça : à quand l’hémorragie digestive, la cirrhose, ou le cancer du pancréas ?

J’avais l’embarras du choix !

Cela a duré 5 ans.
Mais j’avais toujours quand même le réflexe de temps en temps de regarder sur le net.
Je tapais « nouveau traitement alcoolisme »

Et un jour, je suis tombée sur le site de AUBES, j’ai sauté sur le livre d’Olivier Ameisen.
J’avais enfin un espoir de guérir !

Et me voilà partie pour l’aventure baclofène !

 

Les effets secondaires

Si la liste des effets secondaires inscrits sur la notice est impressionnante, il faut savoir que :

Tous ces effets secondaires sont bien connus, vu l’ancienneté de la prescription de baclofène.
Ils sont totalement bénins.
Des tentatives de suicide ont été rapportées avec des doses de 30 fois supérieures à celle préconisée par l’AMM.Non seulement il n’y a pas eu décès, mais aucune séquelle, suite à ce fort surdosage, n’a été observée.
Et enfin, aucun médicament, qui est une substance active, n’est totalement exempt d’effets secondaires.
Et pour vous rassurer, souvenez vous que ces effets sont peanuts à côté de ceux de l’alcool.

Pour vous remettre en tête les effets néfastes de l’alcool sur l’organisme avant de poursuivre( visibles sous Les principaux effets secondaires observés sous baclofène (pas tous obligatoires et pas tous en même temps ! Dieu merci !), et selon un communiqué de l’AFFSAPS, du 22 mai 2008 (donc dans le cadre d’une prescription dans l’AMM, soit maxi 80 mg/jour) sont les suivants :

Effets indésirables

Survenant le plus souvent en début de traitement, lors d’une augmentation trop rapide de la posologie ou d’utilisation de doses trop élevées, ils sont le plus souvent transitoires et peuvent être atténués ou supprimés par un changement de répartition et/ou une réduction de la posologie. Ils imposent rarement l’arrêt du traitement.
Ils sont parfois plus sévères chez les personnes âgées, ou ayant des antécédents psychiatriques ou des troubles vasculaires cérébraux.

* Effets neurologiques
• Très fréquents:
– somnolence, surtout en début de traitement,
– asthénie (grande fatigue);

• Fréquents, à plus rarement :
– vertiges,
– confusion,
– dépression respiratoire,
– hypotonie musculaire pouvant être corrigée par une diminution de la dose administrée en journée et par une augmentation éventuelle de la dose le soir,
– dysphorie : instabilité de l’humeur,
– dépression,
– céphalées,
– acouphènes,
– paresthésie : trouble de la perception des sensations tactiles, thermiques, vibratoires ou douloureuses, se manifestant notamment par une sensation de picotements, de fourmillements, de chaud ou de froid… alors qu’aucun stimulus n’est appliqué.
– insomnies,
– tremblements,
– dysarthrie : difficulté à parler et à émettre des sons (au sens large), sans qu’il existe une paralysie ou des lésions des organes de la phonation c’est-à-dire de la langue, des mâchoires, du larynx, entre autres. Au cours de la majorité des dysarthries la voix apparaît trop grave ou trop aiguë, rauque, scandée, explosive et parfois complètement éteinte),
– troubles de l’accommodation : troubles oculaires qui traduisent une fatigue visuelle se manifestent, par une sensation d’inconfort, de tension, de lourdeur dans la région des yeux, des orbites ou des paupières. Ce peut être aussi des sensations d’irritation, de brûlures, de picotements, de démangeaisons avec parfois yeux rouges, larmoiement ou irritation du bord des paupières, de sécheresse oculaire. Le sujet peut ressentir des douleurs le plus souvent sourdes et peu intenses mais pouvant devenir aigues se situant généralement derrière les yeux. Les globes oculaires sont douloureux à la pression à travers la paupière supérieure et aux mouvements du regard.;
– abaissement du seuil épileptogène chez les épileptiques.

* Effets digestifs
• nausées, vomissements, constipation;
• fréquemment à plus rarement:
– diarrhée,
– perte d’appétit, anorexie,
– sécheresse buccale,
– dysgueusie : trouble de la perception normale du goût consistant le plus souvent en une diminution voire une perte du goût , parfois à une anomalie de la perception gustative comme une perception gustative en l’absence de tout stimulus, ou bien le goût perçu n’est pas celui attendu et est parfois désagréable.

* Effets cardiovasculaires
• hypotension, bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque).

* Effets urogénitaux
• aggravation d’une dysurie préexistante (Difficulté à uriner).

* Effets cutanés
• éruption cutanée (notamment eczéma : rarement), sueurs (surtout nocturnes : fréquemment).

* Autres
• augmentation paradoxale de la spasticité chez certains patients;
• modification du bilan hépatique: augmentation des phosphatases alcalines et des transaminases.

* Très fréquemment rapportés par les patients depuis ce résumé de l’AFFSAPS datant de 2008 :

• Mictions fréquentes (très fréquent)
• cauchemars « gores » (rarement)
• hallucinations (rarement)
• et augmentation significative de la consommation de tabac.
Je suis loin d’être la seule à avoir constaté cela, et je considère que c’est un effet secondaire non négligeable, et dangereux pour la santé.(très fréquent)

Ces effets secondaires pris un par un, sont totalement bénins. Mais quand on en cumule 3 ou 4 en même temps, ça peut devenir très pénible.

En règle générale, ces désagréments apparaissent en début de traitement, lors d’une augmentation trop rapide, ou lors d’un changement de palier et il disparaissent d’eux même en 3/4 jours. Sinon, il faut plus fractionner plus les prises et rallonger le palier avant d’augmenter de nouveau.
Si cela ne passe pas il faut baisser le dosage pour remonter plus lentement .

Mais parfois les effets secondaires se cumulent pour certains, et il y en a à qui je tire mon chapeau !
Raisons principales : mauvaise répartition, protocole trop rapide.
Les petits désagréments, genre nausée, vertiges, etc, passent en augmentant en général et en adoptant une répartition adaptée.
Restent principalement les insomnies.
Et pour certains aux insomnies s’ajoute une très grande somnolence la journée, très difficile à supporter quand on travaille, et pour d’autres un ou deux petits effets se rajoutent .

Enfin, il a été rapporté par plusieurs personnes soignées par baclofène un effet indésirable se rapportant à l’activité sexuelle: Il s’agit d’anorgasmie, c’est à dire de difficultés voire d’impossibilité à atteindre l’orgasme.

La libido, le plaisir, la lubrification chez la femme, l’érection chez l’homme ne sont nullement affectés (au contraire même parfois), mais l’atteinte de l’orgasme devient problématique.
Cet effet indésirable a été constaté aux alentours de 100 mg, et la seule solution à ce jour semble consister en une baisse du dosage. La baisse à la dose de confort résout ce problème, je peux en témoigner.

Plus de détails dans la rubrique : Baclofène et sexualité

N’oublions jamais que ces désagréments ne sont rien à côté de ceux de l’alcool !

Pour les baclonautes qui me lisent n’hésitez pas réagir sur ce sujet dans vos commentaires.
Ca ne pourra que faire avancer le smilblick !

 

Préalables au traitement et à la cure

Déjà il faut accepter qu’il va falloir cesser totalement de boire (sevrage).
Indispensable pour assurer la guérison, le sevrage.

Beaucoup de patients redoutent cette étape d’arrêt total de l’alcool : ils ont déjà essayé, et souvent à plusieurs reprises, sans réussite bien longtemps.

Mais ce sevrage, bien qu’indispensable, ne sera pas suffisant.
La finalité doit être le maintien à vie de l’abstinence d’alcool.
Car si la diminution des doses d’alcool peut être une solution tout à fait envisageable chez les buveurs excessifs, sans dépendance, cette option est totalement exclue à moyen et long terme chez les alcoolo-dépendants (comme chez les fumeurs).

Avant d’entamer le traitement, le patient doit être rassuré, mais aussi très motivé : Il faut qu’il veuille vraiment arrêter et qu’il soit prêt à en faire l’effort .
A défaut, ce sera l’échec assuré.

 

Les effets néfastes de l’alcool sur l’organisme

L’alcool, consommé avec modération, est sans effets indésirables notables pour la plupart des consommateurs.
Par contre, l’abus d’alcool peut avoir des effets dévastateurs sur l’esprit et le corps, à tel point qu’il est l’une des drogues les plus dangereuses qui soient.

Quelques effets sur l’organisme, qui donnent vraiment envie !

Les effets psychotropes.
L’alcool est une substance psycho active qui stimule initialement l’individu, et qui ensuite le calme ou l’endort.
Il est également desinhibiteur, c’est à dire favorisant l’échange avec les autres, mais aussi « les passages à l’acte » (violences, agressions).
L’usage chronique d’alcool aboutit à un état dépressif si tant est que celui ci n’était pas déjà préexistant.
L’alcool est classé parmi les drogues.
La dépendance psychique est très importante et se manifeste par le craving, et l’impression de dépendance psychique est surtout sous-tendue par l’amélioration passagère de l’état mental lors de la prise d’alcool.

La dépendance physique est également très importante.
En effet, l’état de manque ou le sevrage alcoolique engendre des tremblements, des confusions mentales (pré délirium ou délirium tremens) qui, sans soins, peuvent aller jusqu’au décès.
Lors de ces états, la personne tremble, transpire, a souvent des hallucinations à type d’animaux (rats, araignées, reptiles).
Cet état est une urgence médicale.

Les autres effets sur le cerveau et les nerfs.
L’alcool a comme autre particularité de détruire les neurones soit directement lors de l’absorption de doses massives, soit en empêchant l’absorption digestive des vitamines B.
Les neurones ayant absolument besoin de ces vitamines pour vivre, il y a mort neuronale.
Cette mort neuronale se traduit par trois grands types de symptômes:

-des troubles définitifs de l’équilibre, la personne reste « ébrieuse  » à vie du fait de lésions situées au niveau du cervelet (ataxie) et des nerfs périphériques (polynévrite).

-des troubles de la mémoire des faits immédiats.
La personne devient définitivement incapable de mémoriser les faits récents, tout en gardant intact les faits anciens.
Cela est dû à des lésions de la région hippocampique du cerveau.

-des troubles démentiels plus généraux, liés à des atteintes moins localisées du cortex.

Les effets sur le foie.
L’alcool induit trois types d’effets sur le foie: l’hépatite, la stéatose, la cirrhose.

l’hépatite traduit la destruction des cellules du foie ,ou hépatocytes.
Contrairement à l’idée reçue, l’hépatite n’est pas une pré-cirrhose et le dosage des enzymes signifiant la destruction cellulaire (transaminases ou TGO-TGP STGO STGP) est un très mauvais critère de suivi de cirrhose.
En règle générale, une hépatite est réversible à l’arrêt de l’intoxication.

la stéatose correspond à un dépôt de graisses dans le foie.
Ces graisses sont des triglycérides.
On les retrouve dans le sang à des taux anormalement élevés chez les consommateurs excessifs d’alcool, mais aussi de sucres rapides ou lents (féculents).
Le dépôt de triglycérides disparaît difficilement après un régime sévère et l’arrêt de l’alcoolisation.
La stéatose se traduit pas un gros foie mou et sensible.

la cirrhose est un dépôt de protéines dans le foie.
Ce dépôt n’est pas réversible.
Le foie devient dur, pierreux, rempli de nodules.
La cirrhose peut évoluer l’insuffisance hépatique (jaunisse, hémorragies) ou vers le cancer du foie.

Les effets sur le pancréas.
La prise d’alcool engendre des inflammations pancréatiques (pancréatites) et des destructions pancréatiques.
Les conséquences en sont des insuffisances des fonctions digestives (diarrhées chroniques), des cancers du pancréas, et du diabète puisque le pancréas régule le taux de sucre.

Les effets sur l’estomac.
Les effets classiques sont des reflux oesophagiens et des inflammations des muqueuses.
Cette inflammation des muqueuses est à l’origine de la mal absorption de certaines vitamines, et donc indirectement des troubles neurologiques.
Le consommateur se plaint de reflux alimentaires le matin et de brûlures digestives.

Les effets sexuels.
L’alcoolisation chronique s’accompagne régulièrement mais pas systématiquement d’une impuissance chez l’homme et d’une disparition des cycles menstruels chez la femme.
Ces états correspondent déjà à une altération conséquente de l’état général.

Les effets sur les vaisseaux et le coeur.
L’hypertension artérielle est assez régulièrement constatée.
L’alcool est considéré comme étant la première cause d’hypertension artérielle en France.
Sur le système veineux, les boissons alcoolisées aggravent les douleurs veineuses et les problèmes hémorroïdaires.
Enfin, on constate chez les grands alcooliques une atteinte du muscle cardiaque pouvant aller jusqu’à l’insuffisance cardiaque et la mort.
Les palpitations favorisées par la prise de certaines boissons alcoolisées sont un moindre mal.

Les effets cancérigènes.
Ils sont souvent favorisés par la prise concomitante de tabac.
Les cancers les plus fréquents sont, outre le cancer du pancréas déjà cité, les cancers de la langue, de la gorge (larynx, cordes vocales) et les cancers de l’oesophage.

Les effets sur la moelle osseuse.
L’alcool a un effet délétère sur le développement des globules rouges et des globules blancs.
Son expression la plus connue est le VGM (volume globulaire moyen), augmenté chez les alcooliques (et les fumeurs), et qui sert de test de surveillance pour les alcooliques chroniques.

La liste n’est pas exhaustive. Ces symptômes ne touchent pas tout le monde mais il est bien rare qu’un consommateur régulier ne souffre pas d’un petit quelque chose.

Ca fait rêver non ?

 

Mon traitement

J’ai commencé le 10 septembre 2010 , très doucement, de façon classique, et vous allez le voir j’ai la chance d’avoir eu très peu d’effets secondaires, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

15 mg pendant 4 jours en 3 prises (9h,13h,17h)
30 mg pendant 3 jours
Puis augmentation de 10 mg tous les 7 jours.

La première chose que j’ai ressenti dès les premières prises fut une détente incroyable, qui m’a fait réaliser à quel point j’étais nouée jusque là.
Cela n’a malheureusement pas duré bien longtemps !

Très rapidement ma consommation a chuté de près de 50 %, sans effort.
Je mettais beaucoup plus de temps à terminer un verre.
Le craving de fin de matinée (qui n’en était pas vraiment un car je buvais pour palier au manque physique de l’alcool) a très vite disparu.
Restait celui de fin d’après midi, qui reculait dans le temps : de 17 heures il arrivait vers 18h30, 19 h, voire 20 h et était très atténué.

Je n’étais plus obligée de boire pour sortir ne serait ce que pour une course banale.
Mon agoraphobie a disparu.
Plus de tremblements.
Esprit clair.
Et à part quelques petites somnolences, aucun effet secondaires.
Que du bonheur ! Je me disais même parti comme c’est parti tu vas être vite guérie …
Erreur !

A partir de 110 mg, toujours en 3 prises, j’ai eu pas mal de vertiges qui ne passaient pas malgré le rallongement du palier.
Des sueurs nocturnes impressionnantes aussi.
Les problèmes de sommeil ont commencé à apparaître : 4 heures par nuit de sommeil, avec réveil toutes les heures pour uriner et boire de l’eau.
Mais je n’étais pas spécialement fatiguée la journée.
Au contraire mon cerveau fonctionnait à 100 à l’heure
J’ai donc étalé les prises : de 3 prises, je suis passée à 5.
Les vertiges passés on augmente !

A 160 mg, j’ai été confrontée à des problèmes de modification du goût, d’impression de langue en carton, un peu de somnolence, et apparition d’un craving de chocolat.
Un vrai craving, comme pour l’alcool mais de chocolat moi qui n’en mangeais jamais auparavant.
Mais surtout à partir de 160 mg, les insomnies ne m’ont plus quittées.

Pour les éradiquer, j’ai commencé à jongler avec les répartitions : j’ai tout essayé en la matière, et j’ai fini par me rendre à l’évidence : elles ne passeront pas !
Alors que je dormais 4 heures par nuit de façon hachée jusque là, je me suis mise à ne plus pouvoir m’endormir du tout avant 5, voire 6 heures du matin.
J’ai donc pris de la mélatonine dans un premier temps, pour m’endormir en début de nuit au moins quelques heures.
Cela a fonctionné quelques jours, mais mon taux de mélatonine étant normal, cela n’a pas duré.
J’ai donc fini par me faire prescrire un somnifère léger afin, au moins deux à trois fois par semaine, faire une vraie nuit de sommeil.
Je m’endors en début de nuit, réveil au bout d’environ 2 heures 30, et ré endormissement sur le matin.

Rien n’y fait ! Mais comme je ne suis pas très fatiguée la journée, je fais avec et j’ai continué à monter, d’autant que les insomnies sont mon seul effet secondaire (avec les sueurs nocturnes).
A partir de 190 mg, j’ai croisé la fameuse indifférence, mais en société uniquement.
Et cela s’est reproduit à plusieurs reprises.

Regarder un verre comme un vulgaire pot de fleur, sans qu’il ne m’appelle, sans qu’il ne me parle, sans en avoir envie et ne même pas le finir !!
Génial comme sensation !

Par contre, le soir seule chez moi, le craving, bien qu’atténué était là.
Mais j’ai fini par réaliser que ce n’était pas vraiment un craving : mais l’habitude, le rituel.
Il m’arrivait même de me forcer à boire …
Et aussi, même si ça peut paraître débile, la peur de guérir.
Se retourner les idées claires, et voir tout ce gâchis.
Il a fallu apprivoiser cette peur.
Et je l’ai fait en trouvant des pistes au niveau professionnel notamment pour le futur sans alcool qui m’attendait.
Au niveau affectif, j’étais prête aussi.
Ca a fini par m’enthousiasmer cette nouvelle vie qui m’attendait : ça allait être un deuil, mais un deuil joyeux !
Guérir, je n’attendais désormais plus que ça !

J’en étais à ce stade à 220 mg. J’y étais presque.

Arrivée au passage à 230 mg, un craving inattendu est apparu en début d’après midi.
Il m’a été conseillé de passer directement à 250 mg.
Je me suis trompée dans les doses et j’ai fait un surdosage de 70 mg sur une journée (détails ici).

J’ai dû redescendre à 200 mg, avec une répartition au coup par coup pour faire face à des cravings arrivant de façon complétement anarchique.
Cela a mis plus d’un mois à rentrer dans l’ordre.

A ce jour, 19 mai 2011, je suis désormais à 230 mg, et j’attends cette fameuse indifférence et cette sensation de bien être qui l’accompagne !
Quant aux habitudes, je ne vise pas l’abstinence, je vise à être normale face à l’alcool.
Si je bois tous les jours un verre ou deux par plaisir et que ça n’entraîne pas la bouteille, je me considérerais à juste titre comme guérie, et mon médecin aussi, car le baclofene permet de redevenir normal face à l’alcool.
Toujours du craving …

D’autres nouvelles fraîches : aujourd’hui 24 Mai je suis à 240 mg, en 4 prises, car à de forts dosages et sans effets secondaires notables…
J’ai des effets secondaires nouveaux : des picotements dans les mains surtout, des somnolences en fin d’après midi (ça c’est du à de fortes prises car elles ne sont pas étalées).
Et toujours du craving … Attenué mais du craving quand même.
Il n’y a qu’en société que je suis indifférente

Un affaissement du visage (ça avait commencé au surdosage) et des problèmes de peau (effet secondaire répertorié par le Docteur Phillip Thomas : A lire ici )
C’est une traduction faite par google donc pas en très bon français.

Je suis bouffie comme au bon vieux temps, le visage affaissé, et une peau vraiment pas terrible (je n’ai jamais eu une belle peau mais là c’est le bouquet !) …
Bref cela me sape le moral ! J’ai envie de bouger et de vivre et physiquement je ne me reconnais plus …

Je pense que je vais ré étaler les prises.

Lundi 13 Juin 2011 :

Depuis 2 jours
260 mg en 5 prises, étalées en fonction des cravings, car depuis le surdosage j’ai un craving en début d’après midi et l’autre vers 18 heures, parfois plus tard

09 h : 20 mg
12 h : 70 mg
15 h : 70 mg
17 h : 70 mg
19 h : 30 mg

Plus aucun effet secondaire avec étalement des prises, sauf les insomnies, mais je m’en accommode d’autant que je ne suis pas fatiguée la journée.
Même avec un somnifère, je me réveille au bout de 2 h, et terminé jusqu’à 4 heures du matin
Seul problème : les cernes …. Ca c’est pas top ..

Quelques somnolences vraiment pas gênantes

Et surtout : plus de craving d’alcool !!!
Et une certaine sérénité
Une sensation de grand manque à tous les niveaux, manque non satisfait, qui se traduit pas une consommation pour apaiser l’anxiété, car en cas de stress je ne connais pas d’autre réponse que boire un coup …!!! mais une consommation tout à fait normale.

25 Juin 2011 :

Pour consolider le truc passage à 270 mg en 3 prises

08 h : 90 mg
13 h : 90 mg
18 h : 90 mg

Je supporte bien les prises de 90 mg d’un seul coup.
Mis à part une somnolence assez prononcée vers 15 heures et vers 20 heures, pas d’effet secondaire notable.
Je dors même beaucoup mieux.
Niveau alcool : plus de craving, même si je bois encore 2 voire 3 bières par jour par plaisir, et encore de moins en moins de plaisir.

Le 13 aout 2011 exactement, j’ai enfin atteint ma dose seuil : mon craving a été éradiqué à 280 mg.Cela correspond à une rencontre amoureuse qui me comble de bonheur : ceci explique t-il cela également ?

Je suis restée à cette dose pendant 6 mois.
Je suis en train de redescendre afin de trouver ma dose de confort. 250 mg aujourd’hui 11 avril 2012.

Je ne suis toujours pas abstinente, car je ne le souhaitais pas, et je bois par plaisir, environ 2 verres de vin par jour : terminé le pastis, les bière rarement.

Mais je ne suis pas forcément vraiment sortie d’affaire, car mon circuit de récompense est bien atteint, et si je n’ai plus de craving alcool, j’ai de petits accès boulimiques. Car j’ai une assez forte intolérance à la frustration qui me pousse à me « remplir » pour compenser. Je vais travailler là dessus et je pense que ça devrait le faire !

 

Extrait de l’un de mes messages sur le forum : 06 avril 2012

 

Niveau conso, le positif dans tout cela :

  • Je ne bois qu’une bière (au lieu d’une dizaine par jour) , et encore une pas tous les jours ! Je préfère largement la bière sans alcool.
  • Le pastis terminé (alors que 3 à 5 et à la marseillaise : bien tassé le truc !
  • Je ne bois que du vin et 4 verres maxi.Alors niveau conso, ça me va. Même si c’est un peu trop, ça n’a rien à voir avec avant.
    C’est la boulimie qui ne va pas.
    Mais je vais gérer tout cela au mieux.
    Quant au reste : ben je verrai bien !

 

Aujourd’hui 11 avril 2012, je me suis attaquée à ce problème d’accès boulimiques et j’ai bon espoir d’y arriver.

 

Les traitements proposés : les cures

Une fois les conditions de la reussite bien intégrées, passons aux solutions.

Cure ambulatoire :
Une grande partie des cures de sevrage peut se faire sans hospitalisation.
Cela permet d’éviter l’effet « cocon » de l’hospitalisation, et le retour dans son cadre de vie, souvent source de rechute.

Cure hospitalière :
En cas d’un ou plusieurs échecs des cures ambulatoires précédentes, très grosse dépendance physique faisant craindre un gros souci lors du sevrage, maladies psychiatriques associées ou risque suicidaire, notamment.

La durée de l’hospitalisation est en général de deux à trois semaines.
Souvent, l’hospitalisation se fait en milieu psychiatrique.
L’apport hydrique et médicamenteux se fait par voie de perfusion.
3 jours de perfusion, jour et nuit

Un soutien psycho thérapeutique : médecin, famille, association d’anciens alcooliques ( Alcooliques Anonymes, Vie Libre, etc…)
.
Une vitaminothérapie B1, à laquelle sont souvent adjointes les vitamines B6 et B12, est classiquement recommandée.

En général, prescription de tranquillisants : Benzodiazépines surtout et antipsychotique (Tiapridal pour moi)
Et traitement médicamenteux (acamprosate, naltrexone) visant au maintien du sevrage alcoolique et qui sera poursuivi plusieurs mois en post-sevrage.

En général il est conseillé à la sortie, de faire une post-cure, pour consolider l’abstinence

Pour lire mon expérience sur ces traitements c’est ici