Le forum baclofène.fr est le prolongement de ce site

Bonjour,

Ce site est purement informatif.
Il a pour but de vous aider à comprendre le fonctionnement du baclofène, le déroulé du traitement qui est pour le moins atypique.

Si vous recherchez du soutien, un médecin proche de votre domicile, une aide personnalisée de ma part sur votre traitement, ou tout cela à la fois : merci de vous inscrire sur

le forum baclofene.fr patients/ médecins

C’est avec un immense plaisir que nous vous viendrons en aide pour vous sortir de votre dépendance, quelle qu’elle soit.

A très vite !
La liberté est au bout du chemin.
Changethescript

Malades mais non coupables

 

L’alcoolisme, comme la toxicomanie, est une maladie, et non un vice.
De récentes découvertes sur la chimie des neurones ont permis de montrer que la volonté n’est pas mise en cause dans les phénomènes d’addictions.

Environ 10 personnes sur 100 sont prédisposées à devenir dépendantes d’une substance comme l’alcool, l’héroïne, les médicaments, etc.

C’est la rencontre avec le produit qui déclenche la maladie.
Impossible de s’arrêter de consommer, la volonté n’a aucune prise sur la consommation.
Le malade devient l’esclave du produit.

En automne 2008, le Professeur Olivier AMEISEN a sorti un livre « Le dernier verre », qui raconte comment il a guéri son alcoolisme à l’aide d’un vieux médicament générique (le baclofène).

Il a découvert que pris à une certaine dose ce médicament entraînait une indifférence à l’alcool.

Le 1er verre n’entraîne plus le second et les suivants.
Il ne s’agit pas d’abstinence au prix d’une lutte quotidienne de tous les instants, mais d’indifférence amenant à la liberté de consommer ou pas.

Nous sommes désormais plusieurs milliers, en France et à l’étranger, à avoir la chance d’être soignés par un médecin qui nous prescrit du baclofène.
Et les témoignages sont éloquents, c’est une bouffée d’oxygène, une aide inestimable pour prendre le dessus sur l’addiction.

L’information concernant cette molécule commence à être relayée mais n’était jusque là que pas ou peu diffusée, pour la bonne et simple raison que ce médicament est tombé depuis longtemps dans le domaine des génériques.
Et aucun laboratoire ne s’intéresse à de nouvelles applications possibles du baclofène.
Tout le monde a le droit d’en fabriquer.
Donc ça ne rapporte à personne, il n’y a pas d’exclusivité possible.

De plus, cela met en péril tout un système de prise en charge des malades alcooliques, système très coûteux, très lourd, et inefficace mais qui fait vivre beaucoup trop de monde… Et cet aspect a la vie dure ! Encore aujourd’hui en août 2015, les réticences perdurent …

Le baclofène était jusqu’alors utilisé par les neurologues pour soigner des troubles musculaires bénins chez les malades de la sclérose en plaques.
Il peut s’administrer de deux façons : par voie orale (comprimés) ou par voie intrathécale (injection directe dans le cerveau).
Les malades alcooliques (ou toxicomanes) le prennent sous forme de comprimés.

Sous cette forme, le baclofène n’a jamais causé de décès, ni de troubles graves ou irréversibles.

Même par tentative de suicide (jusqu’à 250 comprimés en une prise) personne n’est jamais décédé suite à l’absorption de comprimés de baclofène.
Le baclofène, est un vieux médicament (plus de 40 ans), dont les effets sont bien connus.

Le taux de réussite, avec ce traitement est proche de plus de 60% de rémission d’après les études de Renaud de Beaurepaire (contre 90 % d’échec avec les méthodes « traditionnelles »).

Lire son ouvrage : « Vérités et mensonges sur le baclofène »,paru en février 2014.

L’alcool tue (120 morts par jour en France), les drogues tuent, le baclofène ne tue pas.

Sur ce site vous allez pouvoir trouver des informations sur  le baclofène dans le traitement de l’alcoolisme, sachant qu’il fonctionne également pour d’autres addictions : médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, codéine), cocaïne, cannabis, subutex, boulimie.

Ici nous parlons d’alcoolisme, mais il nous a été donné de constater que des malades alcooliques consommateurs de cannabis guérissaient de cette addiction avant de guérir de celle de l’alcool.

Bref, on peut sans grand risque affirmer que cette molécule est la molécule qui guérit des addictions.

Mais c’est miraculeux, trop beau pour être vrai !

Cela n’a rien de miraculeux, vous le constaterez par vous-même en parcourant ce site documenté d’articles scientifiques , d’explications neurobiologiques, d’articles de presse, d’audios, de vidéos, et de témoignages de guérison.

Bonne visite

La liberté est au bout du chemin !

changethescript

Petites précisions sur le fonctionnement du site :
Sur la page d’accueil en dessous de cette introduction, sont publiés les derniers articles, totalement dans le désordre, car ils apparaissent en une par date de publication.
Mais le site est structuré : il vous suffit de naviguer dans les onglets du menu en haut, juste en dessous de la bannière et au dessus de cette page, tout est organisé.

Récapitulatif de nos actions de ces derniers mois

 

Suite à la réduction brutale de la posologie à 80mg par jour à l’été 2017, nous avons engagé au côté du Collectif Baclohelp des recours en annulation de cette décision.
En mai dernier, Le Conseil d’État à rejeté nos requêtes, mais a, ce qui est rare, fait un communiqué spécial, pointant la mauvaise communication de l’ANSM autour de la possibilité de continuer à prescrire à hautes doses hors AMM et réaffirmé cette possibilité : Décision du Conseil : du négatif ET DU POSITIF

Le 3 juillet dernier, nous avons (enfin!) été auditionnés par l’ANSM avec les autres associations de patients mais aussi les sociétés savantes : SFA, FFA, Fédération addiction, etc, face à une commission mixte ad hoc.

Les débats ont été riches et très instructifs, vous pouvez les revoir en vidéo ici:

Commission d’évaluation de l’utilisation du Baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance.si vous en avez le temps: cela dure 9h.

L’ANSM en a aussi dernièrement publié un bon compte-rendu : Commission mixte ad hoc – Évaluation de l’utilisation du baclofène dans le traitement de patients alcoolo dépendants, nous vous invitons à lire au moins celui des débats du lendemain ou la commission mixte ad hoc a rendu un avis unanime :

-défavorable à la demande d’AMM du laboratoire Ethypharm dont le dossier scientifique n’inclut pas toutes les études à hautes doses qui démontrent le bénéfice du traitement, mais favorable à la prescription à hautes doses dans un autre cadre, sous condition. Tout le monde s’attendait donc à une extension de RTU, plus ouverte et souple, permettant de nouveau aux patients qui en ont besoin d’aller au delà de 80mg par jour.

Contre toute attente et à l’encontre de tous les avis qu’elle a sollicités, y compris de celui de son Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST) qui avait lui aussi émis un avis défavorable sur le dossier d’Ethypharm, l’ANSM a donc octroyé une AMM au baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance….à 80mg par jour. L’ANSM octroie une autorisation de mise sur le marché pour une utilisation du baclofène dans l’alcoolo-dépendance – Communiqué

Certains se réjouissent un peu vite de cette décision, car AMM ou pas, la situation est la même que celle que nous combattons depuis juillet 2017 et qu’elle est, en plus, en passe d’être officialisée. Donc possiblement verrouillée.

Il a bien été dit que cette AMM pourrait être modifiée à la hausse si des études nouvelles venaient faire la preuve de son efficacité mais aussi qu’elle pourrait être revue à la baisse, voire retirée si le bénéfice escompté n’était pas au rendez-vous.
L’ ANSM promettant une surveillance accrue du traitement, ce n’est pas une bonne nouvelle : car à seulement 80mg par jour nous savons tous que l’efficacité ne sera pas démontrée, puisque la majorité des patients ont besoin de plus pour un effet bénéfique.
En ce qui nous concerne : juste après les auditions de juillet, nous avons fait avec Baclohelp un nouveau recours auprès du Conseil d’Etat pour demander la constitution d’ un nouveau Comité Scientifique Spécialisé Temporaire et surtout l’apport au dossier des études qui y manquaient.
L’ ANSM a rendu sa décision d’ AMM avant de présenter sa défense au Conseil d’État, qui l’a mise en demeure de le faire, le jour même où elle octroyait cette AMM…
Nous allons donc continuer la pression et nous nous apprêtons à faire un nouveau recours en annulation, cette fois de l’AMM à 80mg par jour. MISE À JOUR SUR LA PÉTITION – DANGEREUSE DÉCISION DE L’ANSM

Nous ne nous sommes pas battus pendant près de dix ans pour nous satisfaire de cette régression que nous ne sommes pas les seuls à pointer : Baclofène, deux pas en arrière, un pas en avant…
Par ailleurs, nous vous rappelons, comme l’a fait le Conseil d’État : que la prescription hors AMM reste possible et tout à fait légale.

ANSM – Compte rendu de la commission had hoc sur le baclofène du 3 juillet 2018

L’ANSM a publié le compte-rendu des séances des 3 et 4 Juillet.

Tous les propos y sont plutôt bien résumés.
C’est surtout intéressant pour les débats du 4 qui n’ont pas été filmés : on voit bien que Dominique Martin, a pris une décision en totale contradiction avec la majorité des membres et également en contradiction avec l’ avis défavorable du CSST. L’entourloupe est claire.

D’ailleurs le Conseil d’Etat a mis l’ANSM en demeure de présenter sa défense le jour même de son annonce d’AMM.

Commission mixte ad hoc – Évaluation de l’utilisation du baclofène dans le traitement de patients alcoolo-dépendants

Décision paradoxale de l’ANSM qui octroie une AMM à 80mg/jour pour le baclofene

L’ANSM a donc décidé d’octroyer une AMM au baclofène à la posologie maximale de 80 mg par jour.

Lire le communiqué:

L’ANSM octroie une autorisation de mise sur le marché pour une utilisation du baclofène dans l’alcoolo-dépendance – Communiqué

Nous sommes perplexes devant cette décision paradoxale qui va à la fois à l’encontre de la conclusion défavorable du Comité Scientifique Spécialisé Temporaire chargé d’étudier son bénéfice/risque mais aussi à l’encontre de l’avis de la commission mixte ad hoc, elle, favorable hautes doses mais défavorable à la demande d’AMM du laboratoire Ethypharm.
Autrement dit: personne ne s’y retrouve.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une autorisation qui maintient une restriction de dosage que nous avons combattue depuis plus d’un an et qui pénalise la majorité des patients ayant besoin de plus hauts dosages.

Nous poursuivons donc les recours juridiques avec le collectif Baclohelp pour infléchir cette décision.
Vous pouvez en lire le détail sur la mise à jour de la pétition:

DANGEREUSE DECISION DE L’ANSM

 

Audition commission ANSM du 3 juillet 2018 et avis rendu

Les choses évoluent vite:

Mardi 3 nous étions entendus avec les autres associations de patients et les sociétés savantes devant une commission mixte de l’ANSM.

Vous pouvez revoir ces auditions et les débats riches d’enseignements qui ont suivi sur la chaîne Dailymotion de l’ANSM, elles commencent à partir de 1.32.08

Juste avant: celle de Pierre Ducimetière, représentant du Conseil Scientifique Spécialisé Temporaire qui a émis un avis négatif sur le bénéfice/risque du traitement en avril dernier.

Les questions qui lui sont posées ensuite et ses réponses sont très éclairantes sur cet avis.

Mercredi 4, la commission débattait et rendait son avis hier, jeudi 5.

Favorable au baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance sous conditions avec des propositions de cadre spécifique, mais défavorable à la demande d’AMM du laboratoire Ethypĥarm.

A télécharger ICI.

Ce qu’il faut comprendre:

C’est que nous avons été entendus et l’intérêt du baclofène reconnu malgré un contexte de départ défavorable.

Que les propositions d’encadrement de la prescription par la commission had hoc sont plus ouvertes que celle de la RTU actuelle et que la posologie ne serait plus limitée à 80mg.

Que la demande d’AMM d’Ethypharm a été rejetée en raison des failles de son dossier et qu’il faut peut-être s’en réjouir: celui-ci comportait des restrictions plus importantes que la RTU en cours.

Mieux vaut en effet une bonne RTU et/ou une prescription hors AMM bien encadrée qu’une mauvaise AMM. C’est peut être ce qui se profile.

Rendez-vous en septembre pour la décision finale de l’ANSM, qui peut aussi nous décevoir. En attendant, la RTU actuelle est maintenue.

Nous vous invitons à lire l’excellent résumé de la situation dans cet article de Fédération Addiction:

Communiqué — Commission « baclofène » à l’ANSM : un pas en arrière, deux pas en avant ?

Nous avons remporté une première bataille mais ce n’est pas fini et nous allons continuer de tenter d’obtenir les meilleures conditions de prescription possibles d’ici-là.

Commission ANSM d’évaluation du baclofène, mardi 3 juillet 2018 à 10h15

Demain, mardi 3 juillet 2018 à 10h15, vous pourrez suivre en direct notre intervention avec le collectif Baclohelp devant la commission d’évaluation du baclofène pour le traitement de l’alcoolo-dépendance de l’ANSM, sur la chaîne Dailymotion de celle-ci : Vidéos de l’ANSM

Pour plus de détails, nous vous invitons à lire la mise à jour de la pétition du collectif.

BACLOFÈNE : Clarification du Conseil d’Etat et audition par l’ANSM

Guide de prescription et commission de l’ANSM pour l’AMM

Publication en français d’un nouveau guide de prescription très complet:

BACLOFÈNE ET TROUBLES LIÉS À L’USAGE DE L’ALCOOL

Nous vous informons que l ‘ANSM nous a contactés pour participer à la commission consultative mixte qu’elle a convoquée les 3&4 juillet prochain, en vue de l’octroi éventuel d’une AMM pour le baclofène dans le cadre de l’alcoolo-dépendance.

Baclofène dans l’alcoolo-dépendance : création d’une commission consultative mixte – Point d’Information

Le conseil d’état donne raison à l’ANSM, mais …

Le Conseil d’État a rejeté le recours en annulation de la restriction à 80mg.
Toutefois, son communiqué pallie à la communication ambiguë de l’ANSM sur les possibilités de prescriptions à hautes doses, toujours d’actualité.
Nous vous invitons à le lire attentivement et vous transmettons le message de Thomas Maës Martin qui envisage aujourd’hui de porter l’affaire au pénal et à la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Nous continuerons à le soutenir dans ses démarches.

« Ci-après, le communiqué du Conseil d’Etat CONSEIL D’ETAT – Communiqué du 23 mai 2018 – Décision contentieuse n°417607 (plus aisé à comprendre que la décision).
La publication d’un communiqué par le Conseil d’État n’est pas courante, elle démontre une volonté de pédagogie et de communication afin d’être correctement compris et repris par la presse et – nous en sommes convaincus – de réparer les effets de la communication de l’agence.

Les points importants ont été surlignés pour vous permettre de l’utiliser à bon escient et de le diffuser le plus largement possible (ce communiqué a force de loi tout autant que la décision qu’il résume).

Il faut retenir trois points très importants :

– la possibilité de la prescription et de la délivrance hors RTU et hors AMM est publiquement affirmée (et reprise dès ce soir par la presse notamment médicale, cela va avoir un impact non négligeable sur les prescripteurs qui avaient pris peur), alors que nous dénoncions l’alarmisme de l’agence auprès des professionnels de santé ;

– le pharmacien ne peut refuser la délivrance au seul motif que la prescription est hors RTU (ou hors AMM) et doit, conformément à ses obligations légales, informer le prescripteur en cas de refus (les revues de pharmaciens vont probablement faire une mise à jour rapidement) s’il estime que la santé du patient exige un refus ;

– pour les patients sous RTU qui sont à plus de 80 mg par jour, ils peuvent « temporairement » mais sans limite de temps (c’est une pirouette habituelle du Conseil d’Etat pour laisser du mou) rester à des doses hautes. Il faut donc précieusement conserver vos patients concernés sous RTU pour qu’ils puissent continuer à bénéficier de la prise en charge par l’Assurance Maladie.

En dehors du problème du pouvoir de contrôle restreint du juge administratif sur les actes discrétionnaires de l’Administration (qui devra faire l’objet d’un recours devant la CEDH), cette décision et la communication qui l’entoure sont assez sage.

Bien à vous,
Thomas MAËS-MARTIN « 

41 praticiens prennent position en faveur du baclofène

Dans une tribune à paraître dans la prochaine édition du Flyer, 40 prescripteurs prennent la défense du baclofène de façon dépassionnée et pragmatique : merci à eux.

Résumé de cette tribune dans cet article de Jean-Yves Nau:

L’ « inertie clinique » est une affaire de santé psychique et publique

Et surtout, très longue interview de l’un des initiateurs de cette tribune, le Dr Xavier Aknine dans Paris Match :

41 cliniciens témoignent : « Le baclofène est un des meilleurs traitements de l’alcoolisme »

 

 

Communiqué de presse 27 avril 2018 : Instruction pour l’AMM du baclofène : l’ANSM se déconsidère

Le 24 avril dernier, l’ANSM publiait des conclusions défavorables en terme de bénéfice/risque pour le baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance, d’un Comité Scientifique Spécialisé Temporaire ( CSST) mis en place pour l’instruction de l’AMM demandée par le laboratoire Ethypharm.

Avec le collectif Baclohelp, nous avions mis l’ANSM en demeure, il y a une quinzaine de jours, pour qu’elle revoie la composition de ce CSST, constitué uniquement de cinq spécialistes du risque, dont trois spécialisés en…cardiologie et sans aucun expert du traitement et en addictologie.

Nous venons de signer ce communiqué commun avec toutes les autres associations de patients et plusieurs spécialistes du baclofène:

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 27 AVRIL 2018

Le collectif Baclohelp avait déjà, quant à lui réagit avec ce communiqué :

COMMUNIQUE DE PRESSE BACLOHELP

La presse en fait déjà le relais :

* Jim.fr : Baclofène : l’interprétation de l’ANSM critiquée
* Jean Yves NAU : Nouvelle escalade dans la guerre du baclofène contre l’alcoolisme : « l’ANSM se déconsidère »